La blockchain et l’IoT sont deux technologies à la pointe de l’innovation, sont-elles pour autant interopérables ? Quels bénéfices peut apporter l’utilisation de la blockchain sur des uses cases IoT ?
Dans cet article, nous vous proposons tout d’abord d’analyser les caractéristiques propres de ces technologies et d’éclairer certains mythes et incompréhensions sur la faisabilité d’un tel mariage, qui n’est pas forcément immédiat pour tout le monde.
Puis, nous vous présenterons les points de convergence et les avantages attendus d’une utilisation conjointe IoT & Blockchain.
Zoom sur la blockchain
La blockchain peut être assimilée à une base de données, ou plus précisément à un grand registre distribué sur le réseau. Son intégrité est garantie par des mécanismes de consensus et de cryptographie, sans avoir besoin d’un organisme central ou d’intermédiaires. Comme pour un grand livre, rien n’est effaçable ou modifiable rétroactivement sur la Blockchain. Pour changer l’information nous avons uniquement la possibilité d’en ajouter une autre.
Zoom sur l’IoT
Bien plus concret et lié à la vie de tous les jours, la déferlante d’objets connectés, constituant en partie l’IoT, est en forte croissance.
Les montres connectées, les tags RFID, les capteurs de tous types, etc. sont de plus en plus présents dans notre quotidien. Ils demandent une attention particulière et nécessitent des architectures performantes, respectueuses de la vie privée et sécurisées. La sécurité étant justement, un point de vigilance majeur de cette technologie.
Blockchain & IoT : deux sujets à priori orthogonaux ?
De prime abord, nous pourrions penser que l’association de ces deux technologies est peu réaliste de part leurs différences fondamentales :
Le développement de l’Edge Computing sur les uses cases IoT tend à relocaliser les traitements au plus près du terrain et donc des objets.
Cette opportunité serait-elle la clef pour marier les deux technologies ?
Analyse des positionnements de la blockchain et l’IoT
Un des objectifs des objets connectés est de collecter des données variées du terrain afin d’en créer une vision consolidée et cohérente. Le besoin de traiter les données de façon décentralisée est motivé par un niveau de performance accru dans la prise de décision en temps réel (pré-traitement des données en local…), la garantie de traçabilité des sources de données.
Une distinction claire des rôles émerge :
L’IoT se positionne sur la couche matériel (pour capter l’information) et la couche applicative (pour traiter l’information),
La Blockchain se positionne plus au niveau du protocole de transmission et de la sécurisation de l’information.
Les rôles deviennent ainsi plus clairs :
Les objets connectés, positionnés au niveau application, deviennent ici les responsables de la création des transactions sur la Blockchain. Par des mécanismes de cryptographie, chaque objet détient une clé privée, avec laquelle il signe les transactions.
La Blockchain détient l’objectif de valider la transaction, de l’inscrire dans la chaîne liée à l’objet et de garantir la propriété de l’information, liée à la propriété de l’objet connecté
En plus de garantir la véracité de l‘information, cette architecture vise à appuyer un principe fondamental de la Blockchain : le respect de la vie privée. Celui-ci est garanti par le lien entre la personne et son objet connecté.
En effet, grâce à la cryptographie, seule la personne physique décide quelles informations rendre publiques et éventuellement les conditions d’exposition (monétisation…).
L’intégration de la Blockchain et de l’IoT prend ainsi tout son sens, en proposant des rôles complémentaires.
L’objectif étant de pallier au “manque de sécurité” souvent reproché à l’IoT en créant un réseau sécurisé garantissant la vie privée des personnes.
Et si toutes les données collectées par nos systèmes IoT (Nest, Alexa, etc.) n’étaient utilisables que par nous, selon nos restrictions et en assurant le respect de notre vie privée ?
Les cas d’usage émergent et le potentiel est immense
L’accostage de la Blockchain et de l’IoT n’est pas réellement un nouveau sujet. Les principes que nous avons cités auparavant ont déjà été analysés et des premières mises en application existent déjà sur les différentes typologies de transaction :
Human to machine,
Machine to machine,
Machine to human.
Les cas d’usage sont presque illimités, la Blockchain se positionnant au niveau du protocole, la mise en application dépend essentiellement de la créativité des personnes.
Cas d’usage possible #1 : la traçabilité de la filière alimentaire (du producteur au commerçant)
La problématique du tracking de la filière alimentaire est principalement liée au problème de contrefaçons qui surviennent à cause de la complexité des supply chains. La solution repose sur l’utilisation de tags liés à une Blockchain. Le scan d’un tag déclenche la création d’un block.
La Blockchain n’étant pas corruptible (dans les faits c’est plus subtile, nous ne souhaitons pas ouvrir ce débat ici 🙂 ), elle permettrait de reconstruire toute l’histoire d’un produit en garantissant la véracité du tracking.
Cas d’usage possible #2 : la voiture autonome sur autoroute
L’autonomie des véhicules est un sujet en vogue, certaines voitures peuvent déjà rouler sur autoroute sans intervention du conducteur (cf. classification des véhicules autonomes).
Et si notre véhicule autonome pouvait payer le péage automatiquement ? sans avoir à utiliser le réseau télépéage ni passer par un autre intermédiaire, voir même se recharger en réalisant une transaction avec une autre voiture électrique pour s’échanger de l’énergie sans intervention humaine et en toute sécurité ?
Technologiquement, ces deux cas d’usage sont déjà possibles et réalisables, par les mécanismes de sécurité et de validation des transactions de la Blockchain.
Le marché commence à investir dans la blockchain et l’IoT
Depuis plusieurs années maintenant, des Startups investissent ce segment pour inventer de nouvelles architectures et de nouveaux usages.
Voici quelques exemples :
IOTA
IOTA est une crypto monnaie destinée à couvrir les cas d’usages de micropaiement entre Objets Connectés. Elle repose sur une “Blockchain” remaniée, nommée Tangle, corrigeant certains facteurs limitant (forte consommation d’énergie, beaucoup de ressources nécessaires, …) afin d’être utilisée par une flotte d’objets connectés.
SLOCK.IT
Slock.it est un SDK (Software Development Kit) offrant une palette d’outils permettant de connecter des objets à la Blockchain Ethereum.
Les premiers usages IoT adressés ici concernent la consommation de services de la vie quotidienne. Par exemple, réserver et payer sa location directement devant la porte via un périphérique IoT et un règlement Ethereum, sans besoin d’intermédiaires (ex. AirBnB), ou encore réserver une voiture sans passer par Getaround (Drivy). Dans un objectif de supprimer les intermédiaires et sécuriser les paiements, les possibilités d’associations sont multiples et prometteuses.
SWEATCOIN
Sweatcoin est une mise en application, disponible aux clients finaux, qui permet de gagner des sweatcoins en marchant, par le biais de son téléphone portable. Bien que cela ne soit pas encore identifiable en tant que cryptomonnaie, car pas encore sur technologie Blockchain, l’objectif de l’entreprise est bien de migrer vers cette technologie.
En conclusion
Les promesses sont nombreuses et permettent d’entrevoir des solutions concrètes pour sécuriser le traitement des données IoT. Les premières mises en application sur le sujet, l’investissement du marché et les prises de positions dans les deux camps nous confortent dans cette vision.
Cependant, ne perdons pas de vue que de nombreux points doivent encore être abordés pour affiner les liens entre Blockchain et IoT.
Est-ce la lumière au bout du tunnel et un accélérateur complémentaire au déploiement massif de l’IoT chez les particuliers ? L’avenir nous le dira mais tous les feux semblent au vert.
Et vous, encore frileux pour les contraintes liées à la protection de vos données, qu’en pensez-vous ? Serait-ce ici un premier pas pour vous convaincre ?
Capteur de température intelligent , smart watch, smart light … les smart things c’est IN, c’est HYPE, la majorité des publications en font l’éloge.
Est-ce que ces objets sont si smart qu’ils le prétendent ? Uniquement du point de vue technologique ? Qu’en est-il du point de vue utilisateur ?
Prenons le cas de Mr Dupont qui acquiert il y a quelques années son premier Smart Bracelet : le Jawbone UP 3.
Sur le papier : cet objet est vendu comme très intelligent car disposant de plein de capteurs (accéléromètre, gyroscope, température, …).
Dans la vraie vie :
Mr Dupont est agacé car certaines fonctionnalités n’ont jamais été implémentées bien que les capteurs nécessaires soient présents,
Étant très fragile, le bracelet (caoutchouc) s’est rompu à de multiple reprises. Par ailleurs, cette partie disposant d’un certain nombre de capteurs et étant indissociable de la véritable partie électronique, Mr Dupont a dû faire remplacer la totalité de son objet bon nombres de fois.
La société Jawbone a arrêté son activité Wearable grand public, les serveurs ont été débranchés.
Bilan :
L’objet en lui même fonctionne bien, mais ne dispose pas d’écran pour afficher les données basiques (nombres de pas, …),
La synchronisation des données entre l’objet et le smartphone n’est plus fonctionnelle,
Quoi qu’il arrive le service étant décommissionné chez le fournisseur, les indicateurs et recommandations pour l’utilisateur ne sont plus calculés,
Les centaines de millions d’unités vendues peuvent être jetées à la poubelle.
Ce simple exemple peut être décliné sur un grand catalogue de produit « smart ».
En conclusion
Il est effectivement facile d’écrire Smart sur un package marketing mais ce n’est pas une mince affaire à implémenter.
L’intelligence de l’objet doit être pensée sur chacune des phases du projet : de la conception de l’objet, en passant par l’architecture IoT (la localisation des traitements, …), jusqu’à l’ouverture à d’autres écosystèmes.
Nous tenterons très prochainement via un nouvel article (#RhapsodiesConseil #TeamIoT) de vous éclairer sur les différentes stratégies concernant la localisation des traitements (Cloud Computing VS Edge Computing).
Dans un précédent article, nous vous présentions le dernier né des plateformes d’intégration : l’iPaaS. Cette solution s’ajoute à une liste déjà longue comme le bras.
#Batch, #MFT, #ETL, #EAI, #ESB, #EDI, #API, #MOM, #iPaaS … que faire en 2019 dans cette jungle de solutions d’intermédiation ?
Les exigences Business (innovation, écosystème d’affaire, Time To Market, instantanéité de la donnée, …) poussent l’IT à se dépasser en traitant des problématiques d’intégration de plus en plus complexes. Et cela va crescendo le temps passant. Gartner présage même une très forte augmentation (+50%) du marché de l’intégration sur les 5 prochaines années.
Malgré les efforts déployés, l’organisation IT ne permet pas toujours de répondre dans le temps imparti aux besoins du métier. A défaut d’avoir une offre d’intégration Self-Service orientée Citizen Integrator (profil non expert souhaitant réaliser des intégrations simples), ces derniers passent du côté obscur du Shadow IT.
Fort de ces constats, les cabinets d’analyste remettent les compteurs à zéro et recommandent d’adopter une stratégie d’Hybrid Integration Platform (HIP).
Kézako ? Sur quelles solutions miser pour couvrir tous ses besoins d’intégration tout en ayant un objectif de rationalisation ? Comment les décliner dans son organisation ?
Rappel des nouvelles contraintes d’intermédiation
Vente, gestion des stocks, publicités ciblées, connaissance client, campagne marketing, […] … tous les processusmétier (front, middle ou back) doivent être gérés au cordeau (en qualité, en rapidité, au bon moment, …) pour qu’au bout du bout l’expérience client soit sans couture.
Pour cela, l’heure est à la Data : Data centric, cold/hot Data, Data stream, Data processor, Data privacy… de la Data en veux-tu en voilà. La Data en tant que FUEL pour l’Entreprise. Aliment de base qu’il faut capter, qualifier, transformer, raffiner, normaliser, enrichir et transporter vers tous les organes du SI.
Ce dernier point est primordial. Nul doute que le métier boudera si vous n’avez pas les bons outils pour traiter, transporter et mettre à disposition la donnée, aussi qualitative puisse-t-elle être.
Il est presque révolu (enfin sur le papier, car il en existe encore beaucoup dans le SI des entreprises) le temps du gros batch de nuit qui tourne à 5h en fin de plan de PROD pour synchroniser les données dans tous les applicatifs monolithiques on-premise des domaines métiers.
De nos jours :
Le Cloud s’impose et contribue à distribuer les SI,
L’Event Driven Architecture est désormais reine dans l’art de propager la donnée fraîche à qui veut bien la consommer,
L’IoT contribue à l’explosion du volume des données, à l’hyper personnalisation de l’expérience client et impose de savoir ingérer, traiter, actionner et partager de l’information en quasi temps réel,
Les API REST sont la base pour offrir des prises d’accès simplifiées et sécurisées au SI ultra bunkerisés,
# …
Malheureusement, la plateforme d’intermédiation centrale unifiée qui saurait tout bien faire à 100% n’est pas encore née !
Qu’à celà ne tienne …
… Un brin de Transformation, un zest de Pub/Sub … ou l’importance de séparer les capacités d’intermédiation pour faire son propre cocktail d’Hybrid Integration Platform
Vous l’avez compris…
Tout n’est pas synchrone, tout n’est pas asynchrone,
Tout n’est pas fichier, tout n’est pas service, tout n’est pas message,
Tout n’est pas normalisé, tout n’est pas au format SAP,
Tout n’est pas disponible sur le même plan d’adressage IP,
Tout n’est pas privé et tout ne doit pas être exposé au grand public,
Tout ne fait pas 5 octets, tout ne fait pas 4Go,
…
… En fonction de son SI et de ses besoins passés, présents et futurs, il convient d’identifier les fonctions d’intermédiation nécessaires et suffisantes pour couvrir tous les cas d’usages Data.
Une fois cette cartographie détaillée établie, il convient d’analyser quel puzzle de solutions de Data Integration du marché est le plus optimum pour couvrir tous vos besoins en évitant les redondances fonctionnelles et les surcoûts associés.
Pour certains, un couple “iPaaS + API” suffira, pour d’autres ça sera “MOM + API”, il n’y a pas de règles prédéfinies à l’avance…
Cependant le tiercé gagnant selon nous…
Notre recette Data Integration jeunesse et vitalité serait :
#Un socle MOM d’Entreprise pour gérer tous les échanges internes asynchrones orientés messages qui prennent une place prépondérante dans les nouvelles architectures (Pub/Sub, Fan-Out, CQRS, …). Dans l’idéal la solution retenue sera de type Event Mesh pour créer un réseau de broker distribué au plus près des applications.
# Un socle API Management d’Entreprise pour gérer l’exposition (privé, public) de vos services et ressources métiers. Au menu du cycle de vie d’une API: conception, documentation, exposition, sécurisation, gestion des versions, gestion des quota, facturation, catalogue des API, animation d’une communauté privé / publique.
# Un socle iPaaS d’Entreprise pour tout le reste : échange avec l’extérieur, échange Cloud2Cloud, besoin de transformer, nécessité de composer ou d’orchestrer des processus… l’iPaaS fait des miracles (consulter notre article sur le sujet).
Cependant, la Rolls-Royce des plateformes sans Pilote (gouvernance, centre d’excellence) ne vous mènera pas au nirvana de la Data Integration.
Remettre la DSI devant ses responsabilités et ses engagements d’agilité (T2M) vis-à-vis des métiers
Nous avons tendance à accorder beaucoup de place aux Appels d’Offres solutions, à leur couverture fonctionnelle et non fonctionnelle … mais trop peu de temps et d’énergie à la gouvernance et à la gestion des compétences autour de celles-ci.
Quelle erreur… à laquelle la vision stratégique Hybrid Integration Platform compte bien remédier.
Une fois les différentes pièces techniques du Puzzle Data Integration assemblées, pour dévoiler tout son potentiel ce dernier à besoin :
# D’un Centre d’Excellence composé d’un pilote unique, de MOA, d’architectes, d’experts de l’intégration, du développement et de la production. Son rôle sera de veiller au bon fonctionnement de la plateforme, veiller à son MCO, créer des patterns d’intégration et autres composants réutilisables sur étagère, accompagner les domaines métiers, …
# Des métiers eux mêmes qui pourront utiliser les outils orientés Citizen Integrator pour soit réutiliser les composants d’intégration validés en central soit créer rapidement leurs propres processus d’intégration et les mettre en production sous réserve d’approbation par qui de droit.
La stratégie Hybrid Integration Platform vise à créer une plateforme d’intégration unique et sur mesure à votre contexte tant sur le plan technologique que sur le plan organisationnel.
La performance de l’ensemble n’étant viable que si les bonnes fonctionnalités d’intermédiations ont été sélectionnées et intégrées dans un tout cohérent, avec le bon niveau de Gouvernance en central et dans les différents Domaines Métiers.
IoT – Un marché à conquérir mais pour quels usages ?
IoT - Un marché à conquérir mais pour quels usages ?
En 2018, le marché de l’IoT comptait près de 35 milliards d’objets. En 2021, les cabinets et analystes stratégiques prévoient un marché de plus de 50 milliards d’objets, plus de 6 objets par individu pour un chiffre d’affaires dépassant les 1 900 milliards de dollars.
En 2018, le marché de l’IoT comptait près de 35 milliards d’objets. En 2021, les cabinets et analystes stratégiques prévoient un marché de plus de 50 milliards d’objets, plus de 6 objets par individu pour un chiffre d’affaires dépassant les 1 900 milliards de dollars. L’internet des objets (#IoT) est au sommet de sa #HypeCurve et la tendance va s’accélérer.
Mais qu’en est-il réellement en 2019 sur le terrain ? Comment le marché de l’IoT est-il structuré ? Est-il mature ? Des modèles d’architecture se dégagent-ils ? Comment en tirer profit au maximum ? Comment assurer la gouvernance d’une telle transformation ?
Pour apporter des premiers éléments de réponse à ces interrogations, et plus encore, nous vous proposons une série de trois articles 360° de l’IoT vous permettant d’appréhender cette technologie qui fait tant parler d’elle.
Dans ce premier volet, nous allons démarrer en douceur avec une définition de l’IoT et une présentation des cas d’usages phares adressés.
L’IoT, c’est quoi ?
Commençons par un petit zeste de sémantique…
Un objet connecté est un dispositif muni :
d’un ou plusieurs capteurs qui lui permettent de récupérer des informations de son environnement,
d’un peu de puissance de calcul et de mémoire afin de traiter les données,
d’une connectivité afin de les transmettre.
L’IoT représente l’interaction de plusieurs objets connectés vers un emplacement commun qui traite et analyse les données afin de les restituer avec une valeur ajoutée. Cette brique technique est appelée #Plateforme IoT. Elle fait le lien entre le monde extérieur (objets connectés, réseaux) et le SI interne de l’entreprise.
Par définition, l’IoT permet de connecter les objets “traditionnels” du terrain et d’y ajouter des services innovants en surfant sur le développement fulgurant des composants (capteurs, puces…). Les objectifs principaux étant naturellement d’élargir son catalogue d’offres, de capter de nouveaux marchés et de développer ses sources de revenus.
La démocratisation des objets connectés…
production en masse des composants induisant une baisse de leur coût,
miniaturisation des composants permettant de les intégrer facilement dans les objets sans impacter le form factor (design, forme, dimension de l’objet),
développement des technologies de connectivités adaptées,
progrès importants sur l’autonomie des objets.
… et les progrès technologiques…
banalisation des architectures distribuées,
augmentation des capacités et diminution des coûts de stockage,
perfectionnement des traitements temps réel.
… ont rendu l’IoT accessible à tous !
C’est très bien, je récolte des données de mon environnement que je transmets pour les traiter… rien de bien novateur jusque là me direz-vous “Je le fais depuis 50 ans dans mon système de maintenance industriel SCADA (Supervisory Control And Data Acquisition)” et vous auriez raison…
Enfin presque…
Bien qu’elle ne soit pas novatrice sur le principe, la récolte de données permise par l’IoT dispose de nombreux avantages qui rendent la technologie très intéressante comparée à son aînée :
La flexibilité offerte par l’IoT, tant sur les objets que sur les réseaux disponibles, lui permet d’être déployé sur un terrain de jeu bien plus vaste !
Les cas d’usage phares adressés
Maintenant que nous sommes tous alignés sur les principes de la technologies IoT, parcourons quelques domaines d’activités dans lesquels l’IoT est et/ou sera déterminante.
IoT et industrie 4.0
Très consommateur en données IoT, le secteur industriel exploite cette technologie sur toutes les strates de son écosystème, en voici quelques exemples concrets.
Sur la chaîne de production tout d’abord où l’on retrouve des cas d’usages tels que l’optimisation de la synchronisation des chaînes d’assemblage, l’efficacité énergétique pour diminuer la consommation ou encore accentuer la productivité tout en réduisant les coûts.
Également, sur la logistique dans le but de faciliter la préparation des commandes en réduisant le délai de préparation de celles-ci, améliorer la traçabilité des produits, sécuriser le circuit fournisseurs…
Puis dans l’optimisation des processus et actes de maintenance avec une approche plus prédictive que curative, une réactivité accrue avec des interventions terrain plus ciblées et mieux préparées pour en réduire le coût ainsi que le temps d’interruption.
Véhicule connecté : en route vers la servicisation du véhicule
L’industrie automobile est un fervent défenseur de l’IoT avec en ligne de mire le développement du “véhicule tout autonome”. Les technologies IoT permettent d’adresser toutes les thématiques de la chaîne : du réglementaire, à la sécurité, l’aide à la conduite et jusqu’ au divertissement des utilisateurs :
Des infrastructures civiles toujours plus connectées #smartbuilding et #smartcity
Les possibilités offertes par la démocratisation de l’IoT l’invite tout naturellement dans notre quotidien. Nous sommes connectés via nos objets personnels, nos habitations et notre environnement (commerces, moyens de transports, lieux de travail, infrastructures publiques, etc.). Pouvoir associer, interconnecter et exploiter les données croisées de toutes ces sources est l’une des promesses du #SmartCity. Pour accompagner cette transition, les grands acteurs de l’immobilier se sont mobilisés, il est estimé par la #Smart Building Alliance que d’ici 2020 tous les immeubles seront a minima #R2C (Ready To Connect) voir #R2S (Ready To Services). Les promesses sont nombreuses en terme de sécurité des personnes et de l’environnement, efficience énergétique, fluidification du trafic…
Bien entendu, les domaines d’activités concernés par l’IoT sont bien plus nombreux.
Les secteurs du Transport ou de l’Énergie, non cités plus haut, se transforment également très activement autour des possibilités offertes par l’IoT.
Les cas d’usages IoT ne sont limités que par les barrières que nous leurs donnons. Laissez libre court à votre imagination pour identifier les solutions IoT qui font sens pour vous, avec à la clef, un nouveau marché vecteur de valeur.
Dans le prochain article, nous vous parlerons du marché de l’IoT à travers un panorama des forces en présence sur toute la chaîne de valeur, depuis l’objet jusqu’ à la plateforme.
Un dernier volet sera quand à lui consacré aux promesses de l’IoT mais aussi les principaux points d’attention à adresser pour le succès de cette transformation.
Et vous quels sont vos usages de l’IoT ?
Nous vous donnons rendez-vous très vite pour la suite de nos articles #IoT. Stay tuned !
Dans ce troisième et dernier volet de notre parcours 360° de l’IoT, nous vous proposons de porter notre regard sur les promesses de l’IoT et de nous intéresser par la même occasion aux grandes problématiques techniques et organisationnelles à adresser lors, notamment, du passage à l’industrialisation de vos expérimentations IoT.
Les promesses de L’IoT
Nous l’avons vu lors des deux précédents volets de nos publications, l’IoT est rendu accessible à tous, dans tous les secteurs d’activités et pour des cas d’usages très variés. Cependant, que puis-je en attendre? Voici quelques éléments de réponse.
Moi, entreprise
Développer des services innovants pour fidéliser mes clients et en capter de nouveaux
Générer de nouvelles sources de revenus
Me démarquer de la concurrence
Utiliser les données pour tendre vers le service sur mesure et anticiper le besoin client
Optimiser ma productivité et mes processus
Réduire mes coûts à tous les niveaux
Moi, employé
Faciliter mon travail au quotidien
Augmenter la sécurité et diminuer la pénibilité
M’aider à avoir des insights opérationnels précis
Et ainsi m’aider à me focaliser sur les activités à valeur
Réaliser du prévisionnel pour anticiper les défaillances
Me faciliter les prises de décisions
Moi, utilisateur final
Disposer d’un environnement de vie conforme à mes habitudes
Sécuriser mes biens personnels et mon mode de vie
Réaliser des économies en fonction de mes propres usages
…Et ses démons !
Un potentiel énorme, de nombreuses promesses mais des problématiques tout aussi nombreuses à prendre en considération sur l’ensemble de la chaîne de valeur IoT.
Parcourons ensemble cinq éléments clés pour la bonne réussite des transformations IoT :
L’interopérabilité au centre des enjeux
Multiplicité des acteurs et des technologies sur l’ensemble des maillons de la chaîne IoT,
Complexité liée au contexte mouvant du marché de l’IoT et le manque certain de standardisation.
Ainsi, les choix technologiques et techniques (applicatifs et infrastructures) doivent être fait avec la vision d’un écosystème global, interconnecté et interopérable.
La sécurité, une problématique globale à maîtriser
Une multitude d’objets éparpillés sur le terrain et accessibles.
De nouvelles briques techniques et autant de portes d’entrée vers le SI.
Le sujet de la sécurité est prédominant dans les problématiques IoT actuelles du fait de l’industrialisation des projets. Il convient d’aborder le spectre de la sécurité sur toutes les phases de construction (approche Security By Design) de la chaîne de valeur IoT.
La protection des données personnelles
Les nouvelles législations autour de la GDPR, des projets de lois de protection des données de Santé, etc. sont autant de freins à la valorisation de l’IoT qui a pour but premier de collecter facilement et massivement des données du terrain.
Les modèles de traitement, d’analyse, de stockage et d’exposition des données doivent tenir compte des évolutions réglementaires et être adaptés en conséquence.
Le traitement des données
L’IoT doit être considéré comme une source de données du Big Data. La flotte d’objets (hétérogènes) génère au fil de l’eau un important volume de données, à grande vitesse et avec des formats variés.
Pour donner une valeur business forte à ces données, il est nécessaire de réaliser des corrélations avec le reste du patrimoine data de l’Entreprise.
Cette dernière doit donc avoir entamée une transformation autour de la Gouvernance Data et adoptée un SI Data Centric.
La gouvernance IoT, un réel facteur clé de succès
L’IoT transforme en profondeur les métiers et les offres traditionnelles. Les changements à effectuer sont complexes et transverses nécessitant une proximité forte entre des équipes métiers et DSI, après tout, l’IoT a avant tout une finalité business !
Il convient donc à chaque entreprise, pour réussir sa transformation IoT, de définir et mettre en place une gouvernance associée qui portera les messages, réalisera la mise en oeuvre et assurera que les métiers sont formés et outillés pour exploiter ces nouveaux gisements de valeur.
Comment la définir ? quels sont ses missions concrètes ? Quels sont les bonnes pratiques ? Comment et quand intégrer le métier ? Comment…
Tous ces différents points seront étudiés, illustrés dans un article dédié à la #Gouvernance IoT.
Sur cette belle lancée, restez avec-nous 🙂
Dans quelques jours, nous vous présenterons notre approche et les clefs pour répondre rapidement et efficacement aux initiatives IoT de vos métiers.
Et vous quelles problématiques IoT rencontrez-vous ?
Nous vous donnons rendez-vous très vite pour la suite de nos articles #IoT.
#Batch, #ETL, #EAI, #ESB, #API… d’année en année depuis plus de 20 ans les professionnels de l’intégration ont développé et fait évoluer leurs produits pour accompagner les nouveaux modèles d’architectures.
A l’ère du #Cloud, un nouveau produit tisse progressivement sa toile : l’iPaaS.
Faciliter l’intégration des applications dans un écosystème hybride (Cloud to Cloud, Cloud to OnPrem) est la promesse phare de ces integration-Platform-as-a-Service.
Quels sont les acteurs de ce nouveau segment ? Quelle est la philosophie de leur produit ? Quels patterns d’intégration supportent-ils ? Ont-ils vocation à remplacer les solutions historiques OnPrem ? autant de questions que nous pouvons nous poser.
Ces quelques minutes de lecture vous donneront à la fois une vision théorique et concrète du marché et des concepts issus d’une démarche d’Appel d’Offre et de Proof-Of-Concept.
[Le marché] Se réinventer pour survivre
IBM, Informatica, TIBCO, Talend, Axway sont des grands noms de l’intégration parmi tant d’autres dans cet écosystème foisonnant.
Chacun propose une ou plusieurs solutions (IBM Datastage PX, IBM WebSphere TX, Informatica PowerCenter, TIBCO Business Works, TIBCO Mashery, Axway Amplify, …) pour couvrir tous les besoins d’intégration applicative des grandes entreprises.
Ces besoins ayant émergé successivement d’année en année, les DSIs ont lancé des programmes IT dont la résultante est un millefeuille de progiciels d’intégration différents, avec des recoupements fonctionnels et une multiplicité d’interfaces de conception / management / supervision / monitoring.
Autant dire que la simplicité et l’agilité ne sont pas au rendez-vous.
Ces solutions s’appuyaient sur une palette de connecteurs out-of-the-box mais surtout sur de grands bus d’entreprise monolithiques qui ont fait couler beaucoup d’encre (et sûrement de larme et de sueur). Cette architecture pouvait satisfaire les intégrations Ground to Ground au sein d’un même SI mais elle se confronte désormais :
A la recherche de modularité,
A l’ouverture du SI (Cloud, partenaire, …),
A l’augmentation prévisible ou non de la charge d’intégration (scalabilité) (OpenData, IoT, …),
A l’agilité introduit avec les démarches DevOps et l’outillage CI/CD,
Au shadow IT pratiqué par les métiers qui souhaitent aller vite sur des cas d’intégration simple,
…
La société Boomi, spécialisée initialement dans les échanges EDI, est l’instigatrice de ce nouveau mouvement iPaaS lancé en 2007. Rachetée par Dell en 2010, Dell Boomi truste la place de leader du marché.
Pour répondre à cette concurrence, les éditeurs historiques ont créé à leur tour des offres iPaaS sur la base de leurs solutions existantes. Simple rebranding ou véritable nouvelle offre ?
En parallèle de ces éditeurs bien ancrés, des acteurs born to be Cloud (à l’instar de Moskitos) apparaissent désormais dans le Magic Quadrant Gartner.
[Le concept] Une boîte à outils survitaminée
Bien malin celui qui pourra vous donner une définition unanime d’un iPaaS. Nous pouvons cependant la qualifier de plateforme d’intégration unifiée administrée dans le Cloud pour répondre simplement et facilement à tous les besoins d’intégration* : ETL, EAI/ESB, EDI, API, MOM, MFT.
Certaines offres affichent également des capacités autour du Master Data Management, du Workflow Management et du développement d’applications Web.
Un véritable couteau suisse de l’intégration en somme qui théoriquement pourra :
Etre mis en production en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire,
Faciliter la création des flux d’intégration grâce à une approche LOW CODE avec du glissé-déposé. Vous rêviez de créer un flux moyen (transformation / composition) en moins de 2 jours, ils l’ont fait,
Rationaliser très fortement vos outils d’intégration actuels,
Simplifier la gouvernance et l’exploitation de la plateforme et de vos flux grâce à une plateforme centrale unifiée,
S’intégrer dans votre démarche DevOps et vos outillages CI/CD grâce à leur approche API Led / API First.
* Les éditeurs ne se cachent pas derrière ces grandes lignes et assument pleinement de ne pas offrir la même couverture fonctionnelle et le niveau de performance des solutions spécialisées (exemple : Dell Boomi MoM versus le bus SOLACE). Ce point n’est pas bloquant et sera totalement compensé par l’adoption d’une stratégie Hybrid Integration Platform (HIP) que nous détaillerons dans un second article.
[Architecture] Une architecture au goût du jour
En quête de simplicité de mise en oeuvre et d’agilité, les offres iPaaS trouvent leur essence dans les capacités offertes par le Cloud.
Cependant deux degrés de Cloudification s’opposent :
Le Cloud ou rien (Moskitos) : chaque flux d’intégration est orchestré dans le Cloud. Des agents techniques assurant la connectivité et les transformations sont déployés au plus près des applications sources et cibles. Ces agents techniques sont orchestrés par la plateforme centrale qui exécute les flux. Aussi chaque donnée métier, sensible ou pas, transite par votre plateforme iPaaS dans le Cloud. Cette architecture est pertinente pour les échanges Cloud-to-Cloud ou Cloud-to-On Premise. En revanche elle est peu pertinente par la latence induite, la dépendance à la connectivité internet et les enjeux de sécurité pour les échanges On Premise-to-On Premise.
L’hybridation avec un modèle distribué (Mulesoft, Dell Boomi) : les flux s’exécutent en toute autonomie sur les agents techniques (microservices) distribués au coeur du SI (On Premise, partenaire, Cloud). Ces agents techniques remontent des métadonnées vers la plateforme centrale disponible en SaaS qui permet de les manager.
La plateforme SaaS est :
Soit autosuffisance (Dell Boomi) pour créer des processus d’intégration simple/moyen/complexe et les déployer en un clic sur l’agent technique de votre choix pour sa future exécution. Le concept de Low Code est poussé à son paroxysme. En cas de besoin de transformation exotique, la plateforme SaaS dispose d’un éditeur de code en ligne (Python, Groovy) pour développer la fonction adéquate (qui pourra être réutilisée sur étagère dans vos autres processus d’intégration).
Soit plus limitée (Mulesoft, Moskitos, …) et il vous sera nécessaire d’utiliser un environnement local développeur (IDE, Éclipse ou autre) pour développer vos processus (avec une moins bonne gestion du Low Code) et finalement les sauvegarder sur le Cloud (Moskitos) soit les exporter en .jar (Mulesoft) en fonction de l’architecture de la plateforme.
[Licensing] J’aurais bien besoin d’un FinOps
Le modèle de souscription annuelle “as-a-service” de ces plateformes offre bien des avantages mais également des difficultés lorsque vient la comparaison des différentes offres du marché.
Effectivement chacune s’appuie sur des métriques de licensing fines qui lui sont propres :
Facturation au nombre de User Développeur / User Métier,
Facturation au nombre de connexions techniques unitaires,
Facturation au nombre de partenaires EDI,
Facturation au nombre de transaction par seconde,
…
Quand d’autre facture pour la mise à disposition d’une typologie de plateforme (small, medium, large) peu importe le nombre d’applications connectées, peu importe le nombre d’utilisateurs développeurs/métiers et peu importe le nombre de flux processés. La métrique la plus restrictive est ici la volumétrie des données qui transitent par la plateforme Cloud.
Il saute aux yeux que le premier modèle sera difficilement prédictif :
Combien de clients ont suffisamment de métriques sur leur existant : nombre de connexions, nombre de flux, nombre de specialist integrator / citizen integrator, …
Combien de clients ont une vision claire et arrêtée sur leur démarche de transition, sur l’accostage des nouveaux projets pour projeter le ramp up de la plateforme et ses coûts.
Cette connaissance est néanmoins primordiale pour deux raisons :
L’effet de volume induit un levier de négociation possible avec l’éditeur,
Une vision claire de ces métriques peut mettre en exergue un modèle de facturation éditeur qui n’est pas du tout adapté à votre contexte (qui voudrait payer 20M€ pour s’intégrer avec ses 4000 partenaires en EDI ?). Un nouveau modèle doit alors être pensé.
Certains produits du marché sont une véritable révolution soit par leur approche, soit par leur maturité et simplicité d’utilisation. Un véritable atelier de génie logiciel vous permet au travers d’une plateforme centrale unifiée de réduire grandement la complexité de conception, de documentation, de déploiement, d’exécution et de monitoring de vos flux.
Un iPaaS pour les gouverner tous…
Un iPaaS pour tout concevoir…
Un iPaaS pour tous les traitements…
… Rien n’est moins sûr.
Le suspens reste entier jusqu’au prochain article qui présentera la vision stratégique du moment : l’Hybrid Integration Platform (HIP).