cartographie-architecture-SI-formaliser-existant

Cartographie globale du SI, Etape 2 : Formaliser l’existant

Cartographie globale du SI, Etape 2 : Formaliser l'existant

2 avril 2020

– 3 min de lecture

Olivier Constant

Senior Manager Architecture

LA question qui se pose tout le temps dans les cartographies est : faut-il commencer par décrire la cible ou par décrire l’existant ?

2 écoles s’affrontent irrémédiablement (mais finissent toujours pas se réconcilier).

Commençons par la cible justement

Cela peut paraître difficile pour certains de ne pas parler de l’existant et de directement se projeter vers la cible. Ceux qui préfèrent commencer par la cible avancent comme argument qu’il faut pouvoir s’affranchir des contraintes du présent pour inventer une nouvelle cible qui dépasse les clivages et solutions actuelles. Faire du passé table rase !

Cette solution a souvent pour but de mobiliser les gens rapidement en allant vers une cible (les étapes de description de l’existant étant souvent vues comme coûteuses et peu porteuses de valeur).

Dernièrement c’est ce que nous a demandé un client, de commencer de suite par des ateliers sur la cible. Ce qui a effectivement permis de mobiliser les énergies vers un but commun. Une cible qu’ils ont choisi tous ensemble et où tous peuvent se projeter. L’exercice est porteur de sens.

Mais une fois la cible décrite, il faudra pour construire une trajectoire, la passerelle entre aujourd’hui et le futur, décrire l’existant. Même succinctement mais il faut bien se donner les étapes du passage d’un état à l’autre.

Je vous rassure aussi, lors des ateliers de description de la cible, nous parlerons forcément à un moment ou à un autre de l’existant pour le critiquer, le comparer : faut-il vraiment changer cette solution ? pourquoi changer ? avons-nous les moyens de changer ? etc.

Si on commençait par décrire l’existant ?

Nos clients nous disent régulièrement avoir déjà fait des cartographies. Ce fut long, ce fut coûteux et au final peu productif ! Beaucoup d’efforts pour un résultat et une valeur ajoutée non démontrée.

Pour bien faire cette étape, faisons juste ce qu’il faut.

Un des buts de la cartographie de l’existant est d’estimer là où nous allons positionner les futurs investissements. Si un domaine ou des applications sont stables et ne posent pas de problème particulier, la cartographie passe son chemin !

Comme dit au début, sélectionnons rapidement les domaines sur lesquels nous avons besoin d’une visibilité. Toutes les raisons sont bonnes ! Un de nos clients nous disait : nous venons de reprendre cette filiale, je ne connais pas du tout son SI, rien n’a été fait durant la phase d’acquisition !

Connaitre les flux ? C’est une demande récurrente de nos clients qui nous disent avoir perdu la connaissance des flux. 

Un client bancaire nous demandait de regarder en premier les flux envoyés à l’extérieur. Un autre client bancaire lui aussi, nous demandait de regarder en premier les flux potentiellement porteurs d’informations sensibles : au final nous ne l’avons pas fait car une certification était passée par là ! Donc le sujet était maîtrisé et la capitalisation attendra.

L’existant permet aussi de faire émerger les problèmes et de définir des cibles qui vont solutionner ces problèmes. Et la mesure de la cible se fera sur le niveau de réponse apportée aux problèmes existants.

Oui il fut un temps (pas si lointain) ou des armées de consultants étaient utilisés pour décrire un existant. De nos jours cette approche n’est pas souhaitable. Se focaliser sur la valeur ajoutée, périmètre par périmètre. Avec le juste niveau de connaissance. Pour identifier les points d’amélioration ou de contrôle. Voilà les directives qui nous guident dans ces étapes.


Et pour savoir quel outil utiliser, je vous conseille cet excellent article : l’Agilité sonne-t-elle la fin des outils de l’Architecture d’Entreprise ?

Infographie : Etape 2, formaliser l’existant

Les autres articles qui peuvent vous intéresser

L’IoT en 2020, à quoi s’attendre ?

L'IoT en 2020, à quoi s'attendre ?

26 mars 2020

– 10 minutes de lecture

Baptiste Avanzini

Manager Architecture

Ces dernières années, les prévisions de croissance pour l’IoT restent très fortes. Parfois annoncée comme “l’année de l’IoT”, 2020 promet de bouleverser une nouvelle fois les prémisses de règles qui tentaient d’être établies.

Mais à quoi s’attendre réellement sur l’année en cours ?

Comment s’y retrouver et faire le tri entre émergences du garage et innovations prometteuses ?

Décryptage !

Les enjeux d’hier, le sont encore parfois aujourd’hui

Il est plutôt simple de disposer d’un environnement IoT “bac à sable” et d’y faire proliférer des initiatives, POCs en tous genres et de toutes tailles. Mais une fois que nous souhaitons passer en mode industriel et se confronter notamment aux barrières du SI et de la sécurité, la réalité est plus complexe d’un point de vue technique et nécessite des adaptations parfois profondes dans les choix technologiques envisagés.

Nombres de projets restent encore bloqués lors de cette étape et vont parfois jusqu’à être abandonnés, le coût devenant prohibitif vis à vis des gains espérés.

Pour appuyer l’IIoT, un changement de vision est nécessaire. Il faut voir la chaîne de valeur IoT dans son ensemble et prendre en considération chaque brique de façon indépendante. Ainsi, nous pouvons découper leurs fonctions cœur et mieux appréhender les complexités.

Bien que largement démocratisée depuis bientôt 2 ans, cette transformation n’a pas pu être faite par tout le monde, faute parfois de moyens mais surtout par un manque de vision métier claire sur la feuille de route et/ou d’une gouvernance adaptée.

Autre sujet d’importance, celui de la gouvernance. L’IoT a de particulier que cette technologie est intimement liée aux deux mondes : l’IT et l’OT. Les cas d’usages IoT débordent sur ces deux domaines de responsabilités. Il est nécessaire de faire fusionner ces deux mondes pour garantir le succès et l’apport maximal de valeur pour les projets.

Les enjeux de demain

La “course au Cloud” a naturellement été une stratégie suivie dans le monde de l’IoT et les premiers usages très orientés PoV s’y prêtaient. Cependant, un virage est en marge du fait de la montée en maturité des technologies IoT. Les cas d’usages sont de plus en plus précis et la volonté de performance quasi en temps réel des usages les plus complets, tend à changer ici encore de paradigme.

C’est là que le Edge Computing prend tout son sens, recentrer l’intelligence au plus près du terrain pour traiter les données (agrégation, nettoyage…) et prendre les décisions au plus vite. Puis dans un second temps, n’envoyer vers le Cloud que les données vraiment utiles pour une historisation, une corrélation et pour des usages aux temps de traitements moins exigeants.

Le marché s’est penché depuis quelques temps sur ces problématiques et les solutions spécialisées commencent à faire leur place.

 Digita… quoi ? Le concept est “simple”, il s’agit d’avoir une copie numérique d’un objet IoT, d’un système entier (avion, bateau, bâtiment…), d’un processus, etc. Dans le monde de l’IoT, l’approche est plutôt dite “bottom up”, c’est à dire que nous partons d’un objet physique et de ses capteurs pour en récupérer des données avec lesquelles nous pourrons construire des modèles notamment prédictifs en s’associant avec du machine learning par exemple.

Les applications sont sans limites. Dans le monde industriel, la révolution est déjà en marche et modifie en profondeur les phases de développement des produits. Les gains immédiats sont bluffants, en particulier de fiabilité et sur le niveau de sécurité des produits, la réduction des coûts par la détection anticipée des pannes.

D’autres domaines sont particulièrement intéressés par cette technologie comme la Santé ou le secteur du Transport.

La complémentarité IoT et IA n’est pas une nouveauté, mais les applications sur le terrain restent disparates. A l’heure de l’IIoT, le rapprochement de ces technologies va exploser et la démocratisation du Edge computing lié aux usages temps réels va en être un accélérateur. Des objets de plus en plus intelligents se pilotant seuls et s’adaptant en permanence aux aléas du terrain, ce rêve n’est plus si lointain.

Vers l’infini et au delà ?

Technologies a priori orthogonales par nature, l’IoT requérant peu de puissance, une faible consommation d’énergie et une connectivité limitée contre les consommations importantes en ressources (CPU, disque, etc.), en énergie et en connectivité de la blockchain. Pourtant, certains cas d’usages les rapprochent et sont même pertinents à adresser de paire.

Parmi ceux-ci, nous retrouvons la sécurisation de la chaîne IoT, éternel point noir de la technologie et point fort de la blockchain mais aussi la notion de paiement entre les objets.

Le développement prévu du Edge computing côté IoT et l’évolution de la blockchain vers des framework “low resources” nous promettent de très belles perspectives dans un avenir pas si lointain que cela.

Comment ne pas parler du déploiement de la 5G pour l’IoT. La révolution annoncée concernant les industries se profile. Mais qu’en est-il des autres usages ? Par exemple, concernant le véhicule autonome, est-il vraiment indispensable de disposer de la 5G pour en exploiter tout le potentiel ? Pas certain, la Chine a fait ce choix, ce n’est pas le cas côté Français par exemple. Les forces de la 5G sont indéniables sur le papier mais il faudra prendre un peu de recul sur les cas d’usages pour lesquels cela sera un réel critère différenciant.

Nous vous en parlions lors de nos précédents articles, des alliances de grands groupes commencent à se former pour tenter de définir des standards sur les différentes briques IoT. Cela est valable pour la partie connectivité avec de nouveaux regroupements comme le “Apple Amazon Google Zigbee” Wifi, mais aussi côté plateforme métier comme l’explosion de la Smart Building alliance. D’autres regroupement d’industriels poussent vers l’uniformisation d’autres protocoles de communication axés “Machine to Machine” c’est le cas pour OPCUA…

En transverse de cette timeline 2020, reste le sujet lié à la sécurité de la chaîne IoT. Cette problématique est considérée, à raison, comme le point noir de cette technologie et restera un point central des projets vers l’industrialisation. Nous traiterons de celui-ci dans chacune des thématiques abordées cette année.

En bref

Nous avons regroupé ici quelques thématiques qui feront l’actualité IoT sur 2020. Ces thèmes définissent également la trame principale de nos futures publications. Nous sommes restés dans un niveau très macro sur chaque thématique mais nous rentrerons dans les détails au fil des articles de l’année rassurez-vous. D’ailleurs le premier sur la complémentarité IoT et Blockchain, arrive très bientôt.

Stay tuned !

Découvrez-en davantage concernant l’expertise de Baptiste : Architectures Innovantes.

Les autres articles qui peuvent vous intéresser

iot-et-blockain-couple-fait-pour-durer

IoT et BLOCKCHAIN, un couple difficile à marier mais fait pour durer

IoT et BLOCKCHAIN, un couple difficile à marier mais fait pour durer

24 mars 2020

– Lecture de 5 mn

Clément Lefranc

Senior Manager Architecture

La blockchain et l’IoT sont deux technologies à la pointe de l’innovation, sont-elles pour autant interopérables ? Quels bénéfices peut apporter l’utilisation de la blockchain sur des uses cases IoT ?

Dans cet article, nous vous proposons tout d’abord d’analyser les caractéristiques propres de ces technologies et d’éclairer certains mythes et incompréhensions sur la faisabilité d’un tel mariage, qui n’est pas forcément immédiat pour tout le monde.

Puis, nous vous présenterons les points de convergence et les avantages attendus d’une utilisation conjointe IoT & Blockchain.

Zoom sur la blockchain

La blockchain peut être assimilée à une base de données, ou plus précisément à un grand registre distribué sur le réseau. Son intégrité est garantie par des mécanismes de consensus et de cryptographie, sans avoir besoin d’un organisme central ou d’intermédiaires. 
Comme pour un grand livre, rien n’est effaçable ou modifiable rétroactivement sur la Blockchain. Pour changer l’information nous avons uniquement la possibilité d’en ajouter une autre.

Zoom sur l’IoT

Bien plus concret et lié à la vie de tous les jours, la déferlante d’objets connectés, constituant en partie l’IoT, est en forte croissance.

Les montres connectées, les tags RFID, les capteurs de tous types, etc. sont de plus en plus présents dans notre quotidien. Ils demandent une attention particulière et nécessitent des architectures performantes, respectueuses de la vie privée et sécurisées. La sécurité étant justement, un point de vigilance majeur de cette technologie.

Blockchain & IoT : deux sujets à priori orthogonaux ?   

De prime abord, nous pourrions penser que l’association de ces deux technologies est peu réaliste de part leurs différences fondamentales :

différences entre iot et blockchain

Le développement de l’Edge Computing sur les uses cases IoT tend à relocaliser les traitements au plus près du terrain et donc des objets.

Cette opportunité serait-elle la clef pour marier les deux technologies ?

Analyse des positionnements de la blockchain et l’IoT

Un des objectifs des objets connectés est de collecter des données variées du terrain afin d’en créer une vision consolidée et cohérente. Le besoin de traiter les données de façon décentralisée est motivé par un niveau de performance accru dans la prise de décision en temps réel (pré-traitement des données en local…), la garantie de traçabilité des sources de données.

Une distinction claire des rôles émerge :

Les rôles deviennent ainsi plus clairs :

En plus de garantir la véracité de l‘information, cette architecture vise à appuyer un principe fondamental de la Blockchain : le respect de la vie privée. Celui-ci est garanti par le lien entre la personne et son objet connecté.

En effet, grâce à la cryptographie, seule la personne physique décide quelles informations rendre publiques et éventuellement les conditions d’exposition (monétisation…).

L’intégration de la Blockchain et de l’IoT prend ainsi tout son sens, en proposant des rôles complémentaires.

L’objectif étant de pallier au “manque de sécurité” souvent reproché à l’IoT en créant un réseau sécurisé garantissant la vie privée des personnes.

Et si toutes les données collectées par nos systèmes IoT (Nest, Alexa, etc.) n’étaient utilisables que par nous, selon nos restrictions et en assurant le respect de notre vie privée ?

Les cas d’usage émergent et le potentiel est immense

L’accostage de la Blockchain et de l’IoT n’est pas réellement un nouveau sujet. Les principes que nous avons cités auparavant ont déjà été analysés et des premières mises en application existent déjà sur les différentes typologies de transaction :

Les cas d’usage sont presque illimités, la Blockchain se positionnant au niveau du protocole, la mise en application dépend essentiellement de la créativité des personnes.

Cas d’usage possible #1 : la traçabilité de la filière alimentaire (du producteur au commerçant)

La problématique du tracking de la filière alimentaire est principalement liée au problème de contrefaçons qui surviennent à cause de la complexité des supply chains. La solution repose sur l’utilisation de tags liés à une Blockchain. Le scan d’un tag déclenche la création d’un block.

La Blockchain n’étant pas corruptible (dans les faits c’est plus subtile, nous ne souhaitons pas ouvrir ce débat ici 🙂 ), elle permettrait de reconstruire toute l’histoire d’un produit en garantissant la véracité du tracking.

Cas d’usage possible #2 : la voiture autonome sur autoroute

L’autonomie des véhicules est un sujet en vogue, certaines voitures peuvent déjà rouler sur autoroute sans intervention du conducteur (cf. classification des véhicules autonomes).

Et si notre véhicule autonome pouvait payer le péage automatiquement ? sans avoir à utiliser le réseau télépéage ni passer par un autre intermédiaire, voir même se recharger en réalisant une transaction avec une autre voiture électrique pour s’échanger de l’énergie sans intervention humaine et en toute sécurité ?

Technologiquement, ces deux cas d’usage sont déjà possibles et réalisables, par les mécanismes de sécurité et de validation des transactions de la Blockchain.

Le marché commence à investir dans la blockchain et l’IoT

Depuis plusieurs années maintenant, des Startups investissent ce segment pour inventer de nouvelles architectures et de nouveaux usages.

Voici quelques exemples :

IOTA

IOTA est une crypto monnaie destinée à couvrir les cas d’usages de micropaiement entre Objets Connectés. Elle repose sur une “Blockchain” remaniée, nommée Tangle, corrigeant certains facteurs limitant (forte consommation d’énergie, beaucoup de ressources nécessaires, …) afin d’être utilisée par une flotte d’objets connectés.

SLOCK.IT

Slock.it est un SDK (Software Development Kit) offrant une palette d’outils permettant de connecter des objets à la Blockchain Ethereum.

Les premiers usages IoT adressés ici concernent la consommation de services de la vie quotidienne. Par exemple, réserver et payer sa location directement devant la porte via un périphérique IoT et un règlement Ethereum, sans besoin d’intermédiaires (ex. AirBnB), ou encore réserver une voiture sans passer par Getaround (Drivy). Dans un objectif de supprimer les intermédiaires et sécuriser les paiements, les possibilités d’associations sont multiples et prometteuses.

SWEATCOIN

Sweatcoin est une mise en application, disponible aux clients finaux, qui permet de gagner des sweatcoins en marchant, par le biais de son téléphone portable. Bien que cela ne soit pas encore identifiable en tant que cryptomonnaie, car pas encore sur technologie Blockchain, l’objectif de l’entreprise est bien de migrer vers cette technologie.

En conclusion

Les promesses sont nombreuses et permettent d’entrevoir des solutions concrètes pour sécuriser le traitement des données IoT. Les premières mises en application sur le sujet, l’investissement du marché et les prises de positions dans les deux camps nous confortent dans cette vision.

Cependant, ne perdons pas de vue que de nombreux points doivent encore être abordés pour affiner les liens entre Blockchain et IoT.

Est-ce la lumière au bout du tunnel et un accélérateur complémentaire au déploiement massif de l’IoT chez les particuliers ? L’avenir nous le dira mais tous les feux semblent au vert.

Et vous, encore frileux pour les contraintes liées à la protection de vos données, qu’en pensez-vous ? Serait-ce ici un premier pas pour vous convaincre ?

Les autres articles qui peuvent vous intéresser

Stratégie-mettre-offre-IoT-sur-marché

Quelles stratégies pour mettre une offre IoT sur le marché ?

Quelles stratégies pour mettre une offre IoT sur le marché ?

13 mars 2020

– 3 min de lecture

Clément Lefranc

Senior Manager Architecture

Vous pensez avoir fait le plus dur en réalisant des brainstormings, des ateliers d’idéations avec vos pairs pour identifier LE cas d’usage innovant et connecté permettant de vous démarquer de vos concurrents sur le marché ?

…En réalité, le chemin est encore long et sinueux pour réussir à disposer d’une offre de service fiable à mettre dans les mains des consommateurs finaux.

Dans cet article, nous vous guiderons sur les grandes étapes et les différentes stratégies à adopter pour mettre sur le marché une offre IoT.

1. La gestion du cycle de vie de l’objet (Design, Production, Distribution, Exploitation / SAV)

Ces différentes activités constituent des métiers à part entière qui n’existent pas dans certaines sociétés de par leur positionnement.

Prenez le cas d’un Assureur qui vend principalement du Service (contrat d’assurance véhicule, santé, habitation), ce dernier ne dispose pas nécessairement des ressources et des compétences pour gérer le cycle de vie de cet asset physique (notre objet connecté) nécessaire à la vente d’une Offre Assurance Connectée.

Exemple :

Notre Assureur à plusieurs options de positionnement :

En fonction de la stratégie retenue, notre assureur délègue plus où moins fortement certaines activités du cycle de vie de l’objet.

Le choix sera réalisé en fonction du contexte, sur les forces et risques de chacun des modèles.

2. Mise en place du SI Innovant IoT (Transmission, plateforme IoT, Exploitation des données IoT)

L’objet IoT est la partie émergée de la chaîne IoT, les autres maillons non perceptibles de l’utilisateur sont néanmoins complexes à mettre en oeuvre et primordiaux pour le service rendu.

Ces questions trouvent en partie leurs réponses en fonction des choix faits sur la Stratégie Objet.

Aussi dans le cas d’un partenaire business vous bénéficierez très certainement de la chaîne IoT de ce partenaire.

Il convient de bien cadrer également les données auxquelles vous souhaitez avoir accès.

Devez-vous récupérer :

De façon générale, il conviendra de garder en interne votre logique métier qui constitue le fondement et la valeur ajoutée de votre offre.

Le développement d’une Offre conduit à des choix structurants et complexes.

Se lancer seul en pure autonomie sur chacune des activités peut offrir une grande liberté pour être percutant et disruptif… mais vous expose à de nombreux risques.

En tissant des partenariats, en créant un écosystème autour de vous, vous perdrez en autonomie mais en revanche, le risque sera distribué, davantage maîtrisé optimisant ainsi la facilité de mise en oeuvre et la durée du projet.

Sur le long terme, le champs des possibles en sera plus étendu pour peu que les règles du jeu soient claires et la gouvernance solide.

Les autres articles qui peuvent vous intéresser

cartographie-architecture-SI-boussole

Cartographie globale du SI, Etape 1 : Bâtir un fonds de carte

Cartographie globale du SI, Etape 1 : Bâtir un fonds de carte

10 mars 2020

– 3 min de lecture

Olivier Constant

Senior Manager Architecture

Cartographie globale du si en moins de 6 semaines

Etape 1 : bâtir un fonds de carte

Le fameux fonds de carte… Plusieurs « écoles » s’affrontent sur ce sujet car plusieurs possibilités existent qui permettent de positionner le SI et ses applications en fonction du message à faire passer

Le socle des processus ?

Il permet aux métiers de comprendre la couverture des applications / des technologies et donc l’importance qu’ils ont dans le SI (et sûrement aussi dans les budgets donc). Mais trop métier, les SI ne le comprennent pas et il n’est pas forcément pertinent pour mettre en avant les enjeux du SI. Ce socle des processus est parfois dur à construire car les processus existent déjà sous diverses formes au sein de l’entreprise (audit interne, procédures ISO 9001, etc.). Cette vision n’est pas partagée par tous et risque de porter de la confusion. L’avantage est que sur les processus on peut faire porter des stratégies et des enjeux métier. Par exemple l’ouverture vers d’autres société, des délais de réalisation ou de réponse…

Une (business) capability map ?

D’après le nom, cela ressemble fort au socle des processus. Oui mais pas forcément. Un de nos clients, grand groupe industriel, nous a récemment demandé de lui en créer une. Nous sommes partis d’un standard de son métier et nous l’avons complété avec ses spécialités. Le résultat a été une vue des grandes « activités » (donc sans chercher la transversalité comme avec les processus) de l’entreprise. Cette vue a été rapidement comprise par tous. Il est possible avec cette vue capacitaire de mettre aussi des ambitions sur des capacités : pouvoir donner une réponse à un crédit en moins de 24h, faire de la pré-acceptation de crédit dès le dossier complété…

Le plan d’urbanisation ou le pos

Toujours classique et efficace dans sa présentation. Parfois d’un niveau très fonctionnel, il nous est souvent demandé : des adaptations pour intégrer les dimensions applicatives et technologiques notamment. Suivant le niveau de détail, il peut vraiment servir à présenter le SI. Malheureusement il est maintenant surtout utilisé uniquement pour positionner les applications comme dans des boites et ne permet pas de « raconter une histoire » dans le SI. Il ne montre pas les échanges ni en interne ni avec l’extérieur. Cela limite son utilisation pour « raconter des histoires » et donner des ambitions.

Une vue des grands « domaines applicatifs »

Souvent basés sur un découpage organisationnel du SI donc en regard des responsabilités. Ce découpage peut être problématique. Quand il est bien fait, plusieurs clients ont apprécié cette présentation qui leur permet alors de montrer les échanges avec l’extérieur et entre les grands domaines puis de zoomer au fur et à mesure dans le détail de chaque domaine applicatif

Pour décrire le SI, nul doute que la vue des grands domaines applicatifs et des grands flux est un point d’entrée indispensable pour expliquer le SI et son fonctionnement. C’est souvent cette description qui manque.

Les autres vues peuvent être produites à moindre coût et son souvent la promesse des outils d’architecture d’entreprise orientés « data ».

Infographie : Etape 1, bâtir un fonds de carte

Les autres articles qui peuvent vous intéresser

paiement domestique SEPA

Les paiements domestiques et internationaux en 2019

Les paiements domestiques et internationaux en 2019

26 février 2020

– 4 min de lecture

Romuald Bellier

Consultant Senior Financial to Financial

Que s’est-il passé en 2019 dans l’univers des virements et des prélèvements ? Une rétrospective générale de l’année écoulée nous permettra de comprendre le passé pour mieux cerner les enjeux à venir pour l’Europe et le reste du monde.

Extension et réduction SEPA

L’année 2019 a vu arriver dans la zone SEPA deux nouveaux pays, le Vatican et Andorre, portant à trente-six le nombre de pays participant aux échanges européens.

Cette même année a également validé démocratiquement, par la victoire électorale de Boris Johnson, la volonté anglaise de sortir de l’Union européenne. Bien que le BrExit ne signifie pas nécessairement sortir de la zone SEPA, il imposera de considérer le Royaume-Uni comme un pays extérieur à l’Union européenne (« no-deal BrExit ») et de lui appliquer des mesures similaires à celles en place pour des pays comme la Suisse ou Monaco.

Statistiques

L’EPC a publié les statistiques de 2019 relatives aux échanges effectués en 2018. Les histogrammes ci-contre en illustrent les résultats. Pour des raisons légales locales, certains pays ne communiquent pas de données.

histogramme opérations SEPA

À l’aide des informations recueillies, le résultat est sans appel ; les valeurs indiquent clairement que l’Allemagne et la France restent des émetteurs et des récepteurs majeurs d’opérations SEPA. La carte ci-dessous propose une autre vision ; elle colorise les pays en fonction de leurs volumes de virements. Les pays ne communiquant pas leurs données restent gris au contraire des pays qui, au moment de la publication, n’avaient pas transmis les informations requises soit pour des raisons légales similaires aux premiers soit pour des motifs de disponibilité.

Ces chiffres ne doivent pas cacher certaines réalités. En effet, ils ne tiennent pas compte du dernier né des produits SEPA, le SCT instantané et, plus généralement, des solutions Instant Payment locales. Ainsi, des pays très en avance dans le domaine des paiements instantanés, comme le Danemark, ont des volumes de virements quasiment nuls. Il est aisé d’interpoler que les quantités de virements échangés auraient été bien plus importantes si les solutions IP avaient été mesurées. Ainsi l’omniprésence des échanges instantanés pourrait entraîner l’abandon local du SCT à son profit.

En 2019, les champions du SDD restent les allemands suivis d’assez loin par la France et l’Espagne. Pour la dixième année consécutive, le SDD reste un produit de paiement très germanique.

Les produits

SCT Inst.

À la fin de l’année 2019, le SCT Instantané, l’IP SEPA, souffle ses deux bougies ; il est présent dans vingt-deux pays avec une couverture de 51 % des PSP (Payment Service Providers). Pour le moment, l’arrivée du SCT instantané dans l’Hexagone n’a pas modifié le paysage des moyens de paiement ; il y reste un produit optionnel. Les français semblent rester très attachés aux moyens classiques à l’opposé des pays scandinaves pour qui l’IP est « le nouveau standard ».

RTP

Publié à la fin de l’année 2019, le projet de mettre en place la RTP (Request-to-Pay) en Europe a été ébauché par l’EPC. Il consiste à déployer un message qui servira à avertir le débiteur qu’une facture, une prestation ou un achat doit être payé. Le message transportera le détail de la facture et les données complémentaires qui permettront lors de la validation du message de fabriquer un virement complet potentiellement très détaillé. Ce message vient en concurrence direct du SDD très peu utilisé dans beaucoup de pays d’Europe. En effet, la RTP, par rapport au SDD, s’affranchit des signatures de mandat et des questions liées aux demandes de remboursement ou à la protection du débiteur. Elle dématérialise les factures, facilite la création des messages de paiements, favorise la réconciliation comptable et transforme en virement irrévocable un paiement qui aurait pu être fait par un autre procédé révocable. La RTP fait écho au RfP (Request for Payment) en cours de développement aux États-Unis et sur le Correspondent Banking de SWIFT.

ISO 20022

Bien que distinct du SEPA, cette norme internationale continue à se répandre dans le monde. À la fois pour des paiements domestiques comme au Canada en 2016, en ce moment aux États-Unis (suivi par la NACHA), mais aussi pour les paiements internationaux comme la Russie (suivi par la ROSSWIFT et deuxième pays après les USA en nombre d’utilisateurs de SWIFT).

SWIFT, à travers le programme d’harmonisation ISO 20022 à l’échelle mondiale, abandonnera les messages MT au profit des MX pleinement conformes à la norme ISO 20022. La migration commencera en novembre 2021 pour se terminer en 2025 avec l’arrêt des MT. Cette uniformisation (dont le nom de la norme « UNIFI » est évocateur) permettra aux utilisateurs de gérer avec un seul format aussi bien un virement domestique qu’un transfert international n’importe-où sur Terre. Les pacs.008 et pacs.009, successeurs des MT103 et MT202 ont déjà été publiés par l’institution.

2019 est terminé. 2020 arrive avec des évènements politiques, des nouveaux produits et la poursuite de nombreux projets interbancaires. Les moyens de paiement sont en pleine évolution et cette dernière va se poursuivre tout au long de cette nouvelle année.