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Pourquoi devenir Cloud Ready ?

Pourquoi devenir Cloud Ready ?

19 juin 2019

– 3 min de lecture

David Sevin

De la trottinette au Cloud

Une révolution est en cours dans nos cités.
Les utilisateurs délaissent les moyens mis à leurs dispositions par les conseils régionaux et les mairies pour des solutions écologiques,  innovantes, souples, facturées à l’usage et dont le bénéfice est immédiat.

Toutefois, bien que pratique, cette nouvelle mode urbaine génère du stress également, comment s’adapter à ces nouveaux usages ? Certaines municipalité ont tenté de les interdire, d’autres se posent la question de la réglementation, quel est le risque pour l’usager et pour les autres usagers, doit on permettre à ces utilisateurs de consommer ces services alors que nous ne l’avions pas prévu ?

Les infrastructures actuelles ne sont pas compatibles avec ces nouveaux usages, la pression des utilisateurs est telle qu’il faut trouver des solutions palliatives pour leur permettre de les utiliser en toute sécurité.

Ces précurseurs bousculent l’ordre établi qui se voit devancé sur les problématiques de développement durable et de transport.

Quel cadre proposer pour que tout le monde y trouve son compte sans pour autant bloquer ceux qui suivent le modèle historique mais que l’on aimerait réussir à convertir aux nouveaux usages ?

Ces réflexions sont en cours à Lyon, à Bordeaux, à Paris, ainsi que dans la majorité des métropoles régionales, et les villes rurales réfléchissent à offrir ces services même si la pression et l’impact sont moins importants.

Ces questions autour des vélos et des trottinettes en libre service ont peu de rapport avec l’IT ou avec nos DSI mais elles rappellent un sujet qui revient depuis plusieurs années : le Shadow IT.

Les utilisateurs consomment des services informatiques sans en informer leur DSI, les contraintes de sécurité sont ignorées, les fournisseurs multiples, la même solution peut être consommée plusieurs fois sans qu’il n’y ait d’optimisation des coûts.

Faut-il l’interdire ? Est-ce que l’entreprise acceptera de retarder son plan de transformation, la sortie d’un nouveau produit ou pire de dégrader la satisfaction client pour respecter les exigences de l’IT ?

Les problématiques se ressemblent, les solutions sont tout aussi éclectiques et dépendent à chaque fois de l’environnement, du cadre et des besoins. L’entreprise doit aujourd’hui permettre à ses utilisateurs, à ses clients internes d’utiliser des solutions compétitives au time-to-market imbattable et correspondant à leurs besoins. Mais l’entreprise doit aussi garantir la sécurité de son SI, de ses données et de son activité.

Ces nouvelles solutions ont généralement des attributs communs, elles sont hébergées dans le cloud, ne nécessite pas d’installation et la configuration est à la portée de tous.

L’enjeu pour les sociétés, quelle que soit leur taille, est de permettre la consommation de ces nouveaux services, de faciliter leur usage dans le respect des normes de sécurité en gardant la maîtrise des coûts qu’ils induisent.

L’entreprise se voit donc imposer une transformation vers le cloud par ses clients internes, ses employés, qui se demandent pourquoi les outils qu’ils utilisent au travail sont moins performants et conviviaux que ceux qu’ils utilisent à la maison.

Ce sont les thèmes que nous développerons dans nos prochains articles.

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L’iPaaS un ESB dans le Cloud ?

L’iPaaS un ESB dans le Cloud ?

6 juin 2019

– 5 min de lecture

Clément Lefranc

Senior Manager Architecture

#Batch, #ETL, #EAI, #ESB, #API… d’année en année depuis plus de 20 ans les professionnels de l’intégration ont développé et fait évoluer leurs produits pour accompagner les nouveaux modèles d’architectures.

A l’ère du #Cloud, un nouveau produit tisse progressivement sa toile : l’iPaaS.

Faciliter l’intégration des applications dans un écosystème hybride (Cloud to Cloud, Cloud to OnPrem) est la promesse phare de ces integration-Platform-as-a-Service.

Quels sont les acteurs de ce nouveau segment ? Quelle est la philosophie de leur produit ? Quels patterns d’intégration supportent-ils ? Ont-ils vocation à remplacer les solutions historiques OnPrem ? autant de questions que nous pouvons nous poser.

Ces quelques minutes de lecture vous donneront à la fois une vision théorique et concrète du marché et des concepts issus d’une démarche d’Appel d’Offre et de Proof-Of-Concept.

[Le marché] Se réinventer pour survivre

IBM, Informatica, TIBCO, Talend, Axway sont des grands noms de l’intégration parmi tant d’autres dans cet écosystème foisonnant.

Chacun propose une ou plusieurs solutions (IBM Datastage PX, IBM WebSphere TX, Informatica PowerCenter, TIBCO Business Works, TIBCO Mashery, Axway Amplify, …) pour couvrir tous les besoins d’intégration applicative des grandes entreprises.

Ces besoins ayant émergé successivement d’année en année, les DSIs ont lancé des programmes IT dont la résultante est un millefeuille de progiciels d’intégration différents, avec des recoupements fonctionnels et une multiplicité d’interfaces de conception / management / supervision / monitoring.

Autant dire que la simplicité et l’agilité ne sont pas au rendez-vous.

Ces solutions s’appuyaient sur une palette de connecteurs out-of-the-box mais surtout sur de grands bus d’entreprise monolithiques qui ont fait couler beaucoup d’encre (et sûrement de larme et de sueur). Cette architecture pouvait satisfaire les intégrations Ground to Ground au sein d’un même SI mais elle se confronte désormais :

La société Boomi, spécialisée initialement dans les échanges EDI, est l’instigatrice de ce nouveau mouvement iPaaS lancé en 2007. Rachetée par Dell en 2010, Dell Boomi truste la place de leader du marché.

Pour répondre à cette concurrence, les éditeurs historiques ont créé à leur tour des offres iPaaS sur la base de leurs solutions existantes. Simple rebranding ou véritable nouvelle offre ?

En parallèle de ces éditeurs bien ancrés, des acteurs born to be Cloud (à l’instar de Moskitos) apparaissent désormais dans le Magic Quadrant Gartner.

[Le concept] Une boîte à outils survitaminée

Bien malin celui qui pourra vous donner une définition unanime d’un iPaaS. Nous pouvons cependant la qualifier de plateforme d’intégration unifiée administrée dans le Cloud pour répondre simplement et facilement à tous les besoins d’intégration* : ETL, EAI/ESB, EDI, API, MOM, MFT.

Certaines offres affichent également des capacités autour du Master Data Management, du Workflow Management et du développement d’applications Web.

Un véritable couteau suisse de l’intégration en somme qui théoriquement pourra :

* Les éditeurs ne se cachent pas derrière ces grandes lignes et assument pleinement de ne pas offrir la même couverture fonctionnelle et le niveau de performance des solutions spécialisées (exemple : Dell Boomi MoM versus le bus SOLACE). Ce point n’est pas bloquant et sera totalement compensé par l’adoption d’une stratégie Hybrid Integration Platform (HIP) que nous détaillerons dans un second article.

[Architecture] Une architecture au goût du jour

En quête de simplicité de mise en oeuvre et d’agilité, les offres iPaaS trouvent leur essence dans les capacités offertes par le Cloud.

Cependant deux degrés de Cloudification s’opposent :

La plateforme SaaS est :

[Licensing] J’aurais bien besoin d’un FinOps

Le modèle de souscription annuelle “as-a-service” de ces plateformes offre bien des avantages mais également des difficultés lorsque vient la comparaison des différentes offres du marché.

Effectivement chacune s’appuie sur des métriques de licensing fines qui lui sont propres :

Quand d’autre facture pour la mise à disposition d’une typologie de plateforme (small, medium, large) peu importe le nombre d’applications connectées, peu importe le nombre d’utilisateurs développeurs/métiers et peu importe le nombre de flux processés. La métrique la plus restrictive est ici la volumétrie des données qui transitent par la plateforme Cloud.

Il saute aux yeux que le premier modèle sera difficilement prédictif :

Cette connaissance est néanmoins primordiale pour deux raisons :

Certains produits du marché sont une véritable révolution soit par leur approche, soit par leur maturité et simplicité d’utilisation. Un véritable atelier de génie logiciel vous permet au travers d’une plateforme centrale unifiée de réduire grandement la complexité de conception, de documentation, de déploiement, d’exécution et de monitoring de vos flux.

Un iPaaS pour les gouverner tous…

Un iPaaS pour tout concevoir…

Un iPaaS pour tous les traitements…

… Rien n’est moins sûr.

Le suspens reste entier jusqu’au prochain article qui présentera la vision stratégique du moment : l’Hybrid Integration Platform (HIP).

#ToBeContinued

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L’impact de la dette technique n’est pas qu’un problème de « Techos »

L’impact de la dette technique n'est pas qu'un problème de "Techos"

4 juin 2019

– 3 min de lecture

Julien Catelain

Consultant Senior Architecture

Souvent, on oppose la vision métier à la vision IT. Cependant, itérer des refontes de processus dans une optique d’optimisation, sans regard pour leur implémentation, revient à vouloir placer Lewis Hamilton dans une 4L : l’idée est bonne, mais il y a peut-être plus efficace.

Le premier impact de la dette technique, c’est la difficulté à faire évoluer les fonctionnalités de son système d’information.

Souvent, on prend des raccourcis en phase de cadrage pour des raisons budgétaires, de planning, ou tout simplement parce que l’on se dit que l’on fera mieux les choses plus tard… sans jamais le faire.

Cela entraine un manque de capacité à répondre aux besoins ultérieurs, notamment à tous ces nouveaux enjeux qui apparaissent régulièrement (par exemple, construire une vision 360 est compliqué sans une démarche référentiel maitrisée). Le SI devient une sorte de boulet au pieds du métier, qui l’empêche de s’adapter aux évolutions du marché. 
Certains chantiers sans valeur ajoutée métier, mais structurant pour les évolutions futures, ne peuvent pas être repoussé : c’est la notion de chantier « enablers ».
Ce point peut devenir particulièrement préoccupant dans le cadre de projet règlementaires (les différents chantiers issus de Bâle 2, ou les sujets LAB LAT sont de bons exemples, du fait des exigences en termes de qualité des données), ou dans des contextes ou l’agilité est vitale (le secteur du Retail, par exemple, où le déploiement d’une nouvelle fonctionnalité devient rapidement un enjeux critique vis-à-vis de la concurrence).

Le deuxième impact de la dette technique est l’image que l’on renvoie aux différentes parties prenantes externes à l’entreprise, mais aussi aux internes.

Une interruption de service due à un plantage nécessitant de redémarrer les environnements de production entraine une image très négative pour le client, qui peut entrainer un désengagement en cas de fréquence trop élevée (pensez à la dernière fois où votre connexion internet personnelle ne fonctionnait plus, et au stoïcisme dont vous avez su faire preuve à ce moment).
En interne, cela entraine un désengagement progressif des équipes, du fait de tâches répétitives à très faible valeur ajoutée, du sentiment de faire systématiquement des solutions dégradées, ou à la survenue fréquente d’incidents de production. Ces points génèrent de la frustration, dans le sens où ils donnent le sentiment que la qualité n’est pas le souci de l’entreprise (surtout lorsqu’on leur demande de prioriser un sujet, pour au final dénaturer le résultat de l’étude).
Si cela entraine un turn over dans vos équipes, le sujet est préoccupant. Si vous êtes en difficulté de recrutement, cela peut devenir critique, d’autant que les premières victimes du turn over sont les hauts potentiels, qui souhaitent être pilotés par la qualité et la richesse des sujets.

Le dernier impact de la dette technique que j’évoquerai dans cet article est budgétaire.

En effet, toute dette doit se rembourser un jour, et entraîne des coûts récurrents d’ici là. Cela va générer des coûts projets plus importants lors des évolutions, ou des actions humaines pour corriger des erreurs issues de ces dettes (par exemple, le rapprochement des chiffres comptabilité / gestion réalisé manuellement, faute de chaîne de traitement fiable).
N’oublions pas aussi ces applications dont le décommissionnement est acté, mais jamais terminé (ce qui entraîne de nombreux coûts, mais une augmentation significative de la complexité du SI du fait de la parallélisation des chaines).

Au final, cela se traduit par des coups de canif dans votre budget projet, sous forme de coûts de runs importants, ou de chiffrages projets plus importants que prévu (matérialisés par le classique « La DSI coûte trop cher »).

Il y a bien entendu beaucoup d’autres raisons qui devraient nous pousser à ne pas négliger la dette, cependant, ces 3 points sont des enjeux que l’on retrouve dans toutes les DSI : Agilité, Expérience utilisateur / qualité de service, et maîtrise budgétaire.

Dans un prochain article, nous allons parler de la gestion de la dette dans le cadre des projets Agile.

Retrouvez le premier article de la série :
Dette technique : 3 types et 3 approches pour la maîtriser

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Lettre pour un CDO

Lettre pour un CDO

Votre objectif majeur en tant que Chief Data Officer est de mesurer et d’augmenter la valeur des données de votre Organisation.

15 mai 2019

– 2 min de lecture

Jean-Baptiste Piccirillo

Manager Transformation Data

Cher/Chère CDO,

Vous êtes probablement en train de mettre en place votre « Data Lake », « Data Hub » et autres « Data Labs ». A cet instant, nombreux sont les vendeurs autour de vous, briguant une place dans votre cœur…Ils peuvent tout changer ! Ils peuvent faire de vous un brillant Chief Data Officer…

« D’abord, Migrez toutes vos données dans le Cloud sans inquiétude, c’est là que vous trouverez nos outils magiques qui tirerons toute la valeur de vos données ! » Allez, avouez qu’il ne le disent pas comme ça, mais que ce n’est qu’à peine caricaturale. Une variante ? : « Si vous voulez être THE Data Driven Company, notre outil est fait pour vous. Et, il est justement tout à fait adapté et pensé pour votre métier et vos données. Alors Essayez-le. Nous avons même ce qu’il faut pour vos Data Scientist. Tout en un ! ». En changeant quelques mots de leur beau scénario, on ne serait pas si loin d’une pub pour dentifrice…

Je vous prie de ne pas répondre trop vite à ces « experts » de la donnée. De même, n’embauchez pas trop hâtivement une armée de jeunes « Data Scientists ». Ne leur dites pas qu’ils sont l’avenir et qu’ils vont construire des algorithmes des plus innovants, quand au final ils deviendront les rois des Dashboards à faire pour hier.

Votre seul objectif en tant que CDO est de mesurer et d’augmenter la valeur des données de votre Organisation. Et avant d’embaucher qui que ce soit, ou d’avoir le plus gros Data Lake avec le plus de données possible pour justifier l’existence de votre équipe, si vous commenciez par structurer deux approches : L’une par la valeur « Potentielle » de vos données, l’autre par sa valeur « Effective » :

Appréciez et faites comprendre aux acteurs de votre entreprise la valeur de son patrimoine data. Peut être, allez-vous à la salle de sport tous les jours, ou peut être faites vous votre petit jogging quotidien ? Les gens vous disent : « Tu as l’air en forme, tu es en bonne santé ! ». Et vos données sont-elles en bonne santé ? Qualité ? Disponibilité ? Sécurité ? Travaillez sur vos assets transversaux (Client, Produit, …), assurez-vous qu’a minima leur santé est assurée par une gouvernance adaptée. Sécurisez ce potentiel minimal. Documentez, explorez, améliorez la valeur intrinsèque de vos données clés, mettez à disposition des données à potentiel à vos analystes (via une plateforme adaptée : « Data Lake » ou autre !). Mais ne faites pas que ça, ou c’est la gueule de bois assurée.

Parce que ce sont les usages de la donnée qui concrétisent réellement sa valeur, dans le même temps, travaillez continuellement avec les métiers pour comprendre et répondre à leurs usages concrets des données, et améliorez les usages existants !

Et pas seulement les usages qui rendent heureux vos Data Scientists et vos vendeurs de dentifrices préférés. Vous devriez précisément connaître les usages actuels des données pour lesquels certains collaborateurs bondissent : « Cette donnée ne sert à rien ! Je ne peux pas faire mon travail ! Je perds un temps fou, tout est faux 🙁 » Et s’il vous plaît, faites quelque chose pour eux en priorité, rentrez dans leur quotidien et leurs moultes fichiers excel, et changez les choses car vous êtes responsable. Améliorez la valeur d’usage de vos données.

Cher CDO, acheter une belle plateforme dans le Cloud et embaucher quelques Data Scientists ne suffira malheureusement pas à améliorer la valeur de vos données. Avant toute chose, assurez-vous que votre organisation est bien fondée sur l’équilibrage de deux axes clés :

1/ transformez des usages à valeur ajoutée grâce aux données

2/ développez le potentiel de votre patrimoine data pourrait bien vous faire gagner du temps et de l’argent.

Cordialement,



N’hésitez pas à lire notre livre blanc qui approfondit ce sujet.

Parlons de votre projet !








    Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées pour pouvoir vous identifier et vous répondre. Plus d’informations concernant notre gestion des données sur notre page mention d’information.

    cross-fit-consulting-generation

    Crossfit & consulting new generation

    Crossfit & consulting new generation

    9 avril 2019

    – 4 min de lecture

    Damien Blandin

    Directeur Général

    Aujourd’hui, j’ai décidé de prendre ma plume (enfin mon clavier) pour partager avec vous un petit billet d’humeur à propos de deux activités qui occupent une grande partie de mes journées, le Crossfit et ma vie de Consultant chez Rhapsodies Conseil.

    Consultant depuis pas mal d’années, mes journées (+ soir & weekend #copyrightSFR ©) sont rythmées par mes missions chez les clients et mon implication managériale en tant que Directeur Associé en charge d’un pôle chez Rhapsodies Conseil mais aussi par mes 4 entrainements de Crossfit par semaine.

    Vous vous demandez sûrement, mais où veut-il en venir ? Quel est le rapport avec la choucroute ? (#expressiondesannées80)

    En fait, le Crossfit, que je pratique depuis plus de 3 ans, est devenu pour moi bien plus qu’un sport ou une passion, c’est un vrai mode de vie qui a naturellement pris une place majeure dans mon quotidien, pour une vie plus saine et plus équilibrée. Qui dit mode de vie, dit que mon job de consultant doit être en adéquation avec les valeurs prônées par celui-ci afin d’atteindre une harmonie pro/perso. C’est ce que j’essayerais de vous présenter juste après le petit rappel historique ci-dessous (le moment « culture » de ce billet d’humeur).

    Le crossfit – kézako ?

    Pour les non connaisseurs, le CrossFit est un programme de conditionnement physique général créé aux États-Unis par Greg Glassman dans les années 70 et qui prendra son appellation officielle en 1995. Il repose sur 3 principes clés : des exercices constamment variés, des mouvements fonctionnels et un entraînement à haute intensité.

    Le mot CrossFit vient de Cross Fitness (en français, entraînement croisé), appelé ainsi parce qu’il mélange différentes activités physiques et sportives préexistantes. En effet, il combine principalement l’haltérophilie (épreuves JO, kettlebell, dumbell, …), la gymnastique (pompes, tractions, exercices à la barre ou aux anneaux, …) et des activités de cardio training (rameur, vélo, course, corde à sauter, …).

    L’objectif ici, n’étant pas de faire la page Wikipédia du Crossfit, je vous explique comment cette activité sportive dynamise positivement ma vie professionnelle , surtout quand ses valeurs font écho à celles d’un Cabinet comme Rhapsodies Conseil.

    Le programme CrossFit veut augmenter la capacité de travail dans ces différents domaines en provoquant par les entraînements des adaptations neurologiques et hormonales au travers des différentes filières métaboliques. Ceci afin de préparer ses pratiquants à s’adapter à n’importe quels efforts physiques rencontrés tous les jours grâce à la variété des entraînements, l’utilisation de mouvements poly-articulaires et l’intensité élevée du travail.

    Crossfit Inc.

    Crossfit et conseil même combat ?

    Si nous analysons un peu les fondements précisés ci-dessus, le crossfiteur combine et mixe des exercices d’haltérophilie, d’endurance et des mouvements de gymnastique comme le consultant combine des activités d’expertise (métier, fonctionnelle, technique), de R&D, d’intelligence situationnelle (organisation, transformation, change ou tout simplement relations interpersonnelles avec les clients), de marcom (marketing des offres/produits, publications, évènements, …), de management (interne dans le cabinet ou externe dans ses projets clients) ou encore commerciales et cela au profit de chacune des activités (et donc de son métier de consultant) car elles se nourrissent les unes des autres tirant ainsi vers une amélioration continue globale.

    Chez Rhapsodies Conseil, nous prônons cette pluridisciplinarité sur-mesure pour chaque individu et soutenons des trajectoires personnalisées en donnant les clés à chacun pour s’approprier sa carrière et orienter son parcours d’évolution. C’est aussi une façon de casser la routine et garder nos consultants motivés en leur évitant l’ennui.

    Toujours plus loin, toujours plus haut

    Si nous regardons un peu plus loin, le Crossfit a été conçu pour tester et challenger mentalement et physiquement avec une très haute intensité de travail ce qui pousse chacun des pratiquants au dépassement de soi (un des principes fondamentaux du Crossfit). Cette habitude à dépasser ses limites, à sortir de sa zone de confort, à aller là où on n’est encore jamais allé se traduit chez Rhapsodies Conseil également. Nous mettons en place un environnement propice et favorable à l’innovation et la disruption des idées établies !

    Une citation de Mark Twain symbolise bien ce dépassement de soi, cette persévérance et cette exigence aussi bien personnelle que professionnelle.

    Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.

    Ensuite, une autre valeur fondamentale de notre cabinet de conseil, la bienveillance, se reflète très bien dans la pratique du Crossfit ! En effet, nous nous sommes toujours refusé à mettre nos collaborateurs en concurrence interne, nous favorisons une organisation collaborative faite de synergies et de complémentarités.

    Dans le Crossfit, vous n’êtes en concurrence et en compétition qu’avec vous-même pour accomplir vos propres objectifs personnels (perte de poids, meilleure forme physique, meilleure santé, etc.).

    De plus, la communauté Crossfit offre un environnement d’entraide et de partage. Vous n’êtes pas juste un membre qui a payé sa cotisation, vous faites partie d’une équipe soudée qui vous soutient durant chacun de vos entraînements. C’est la même chose pour l’ensemble de nos collaborateurs, malgré une localisation souvent dispersée en mission chez nos clients, ils savent qu’ils peuvent compter sur leur coach et leurs co-équipiers (principe d’équipes resserrées) en cas de besoin ou de difficulté.

    Pour conclure, je dirais que malgré un monde piloté de plus en plus par l’égocentrisme et les réseaux sociaux, dans le Crossfit comme chez Rhapsodies Conseil, pas de place à la vanité et l’individualisme !

    De la même manière que vous ne trouverez pas de miroir dans une salle de CrossFit, vous ne trouverez pas de récompense individuelle au détriment d’un autre collaborateur ou du collectif, car comme le dit un proverbe africain, « Tout seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin. »

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    Les Product Owners savent-ils vraiment prioriser ?

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    1 avril 2019

    – 2 min de lecture

    Stéphane Pfister

    Consultant Senior Organisation Apprenante & Leadership Agile

    Si plusieurs méthodes existent pour faire le tri parmi les besoins fonctionnels, seul le modèle de Kano tient compte de la satisfaction client. Comment en tirer ? Réponse, exemple à l’appui.

    Sur le podium des buzzwords, l’agilité se partage la première marche avec la « transformation digitale ». Et pour cause : l’impératif de réduction du « time-to-market » appelle une gestion de projet rapide et efficace, agile donc. Pour y parvenir, encore faut-il savoir trier et prioriser les besoins fonctionnels. Pas si simple : entre la crainte de voir un concurrent débarquer à tout moment et celle de voir son service boudé par les utilisateurs, la tentation est grande de courir après plusieurs lièvres à la fois.

    Pour limiter ces risques, plusieurs solutions sont à disposition :

    La Méthode de Moscow :
    Elle propose de noter les priorités du backlog en faisant intervenir les parties prenantes mais sans stratégie de satisfaction client. Pour plus d’information, allez voir: PRIORISER, MÉTHODE 1 : MOSCOW

    La Story map :
    Avec elle, les fonctionnalités sont classées selon deux axes : le parcours utilisateur sur l’axe horizontal et la priorité des User Stories sur l’axe vertical. Ici encore, aucun lien n’est établi avec des critères de satisfaction client.


    Le Modèle de Kano :
    Comme son nom le laisse entendre, il s’appuie sur le diagramme de Kano qui a pour finalité d’évaluer la satisfaction client. Cet outil a été inventé par le Dr Noriaki Kano en 1984. Conférencier, écrivain et surtout consultant dans le domaine du management de la qualité, au Japon. Il est actuellement professeur émérite de l’Université des sciences de Tokyo.

    Si ces 3 solutions permettent une priorisation, une seule – celle qui s’appuie sur le modèle de Kano – tient donc compte de la satisfaction client

    Dissocier satisfaction et non-satisfaction

    L’objectif du modèle est de prendre en compte les retours des utilisateurs du produit et/ou du service pour modéliser la satisfaction client sur un diagramme. L’approche réside dans la dissociation de la satisfaction et de la non-satisfaction au regard de la présence ou pas de la fonctionnalité attendue par le client. La satisfaction client est une clé majeure aujourd’hui, qui rend le client fidèle et est donc un pilier de rentabilité important. Le modèle de Kano présente l’intérêt de se décliner sur les différentes phases.

    Concrètement voici le diagramme qui porte le modèle de Kano :

    Pour construire le modèle, un questionnaire recueille, pour chaque fonctionnalité, le niveau de satisfaction de l’interviewé. La méthode consiste à évaluer successivement la satisfaction en présence et en l’absence de la fonction. Mais le modèle va bien plus loin en modélisant 3 groupes principaux sur la courbe de Kano  :

    1. Les attentes de base : généralement non exprimées, elles représentent les attentes que les fournisseurs doivent impérativement satisfaire pour rester sur le marché. Priorité Haute.
    2. Les attentes proportionnelles : la satisfaction augmente avec le niveau de performance délivré par la fonction. Priorité Basse.
    3. Les attentes attractives : le fournisseur surprend son client avec une fonctionnalité à valeur ajoutée qu’il n’attendait pas. Les fonctions vont au-delà des attentes client. Un terrain propice à l’innovation. Néanmoins leur absence se solde par une frustration client. Priorité Moyenne.

    Les bénéfices du modèle de Kano dans la pratique

    Dans la pratique, la méthode de Kano apporte donc plusieurs atouts :

    Un impératif : bien structurer les questionnaires

    Pour l’exécuter, il est capital de bien mener les questionnaires. Voici un exemple – avec des réponses arbitraires à des fins d’illustration.

    1. Si votre téléphone portable possède les apps des réseaux sociaux dès son premier démarrage (Facebook, Twitter, LinkedIn, …) :
      a. cela vous plait beaucoup
      b. cela vous intéresse
      c. vous trouvez ça normal
      d. vous vous en contentez
      e. cela vous déplaît
    2. Si votre téléphone permet de joindre vos amis en faisant un appel téléphonique classique
      a. cela vous plait beaucoup
      b. cela vous intéresse
      c. vous trouvez ça normal
      d. vous vous en contentez
      e. cela vous déplaît
    3. Si votre téléphone n’a que 5 sonneries différentes (cela est transformé en une fonctionnalité manquante, telle que « choix de 50 sonneries » )
      a. cela vous plait beaucoup
      b. cela vous intéresse
      c. vous trouvez ça normal
      d. vous vous en contentez
      e. cela vous déplaît
    4. Si votre téléphone présente un écran 4k
      a. cela vous plait beaucoup
      b. cela vous intéresse
      c. vous trouvez ça normal
      d. vous vous en contentez
      e. cela vous déplaît

    En appliquant ici le modèle de Kano, nous obtenons donc les catégories de priorités suivantes :

    1. Fonctionnalité «  réseaux sociaux » : elle figure dans le groupe rouge et fait donc partie des attentes attractives : c’est une priorité moyenne, cette fonctionnalité devrait être présente.
    2. Fonctionnalité « pouvoir joindre ses amis » : dans le groupe vert, elle représente une attente de base et une priorité haute.
    3. Fonctionnalité «  peu de sonneries » : sans incidence réelle car attente proportionnelle, sûrement une fonctionnalité à améliorer dans le futur, priorité basse.
    4. Fonctionnalité « écran 4k » : de même, cependant la décision de l’inclure ou pas dépend aussi du coût associé. Il faudrait étudier les risques de cet investissement. Priorité basse.

    Récapitulatif des fonctionnalités priorisées :

    Pouvoir joindre ses amispriorité haute
    Applications “réseaux sociaux” déjà installéespriorité moyenne
    5 sonneries disponiblespriorité basse
    écran 4kpriorité basse


    Inspiré ? A vous d’appliquer le modèle de Kano sur vos propres projets.