De l’audit RGAA à la mise en place de votre Schéma Pluriannuel (SPAN), nous vous aidons à rendre vos services critiques conformes et inclusifs.
Découvrez pourquoi cela est critique aujourd’hui :
Pourquoi l’accessibilité numérique est l’affaire de tous ?
Le numérique est partout, mais près d’un tiers des utilisateurs rencontre des difficultés d’accès (troubles visuels, cognitifs, ou simple fatigue). Rendre vos services accessibles, c’est garantir une expérience fluide pour tous, sans exception.
Pourquoi franchir le pas maintenant ?
Dans cette illustration de Microsoft, on observe que l’accessibilité numérique concerne tout le monde car nous finissons presque tous par être en situation de handicap à un moment de notre vie.
L’accessibilité n’est donc plus une option, c’est un levier stratégique :
Inclusion : Une expérience utilisateur adaptée à chaque situation (handicap permanent, temporaire ou contextuel).
Performance : Un meilleur référencement naturel (SEO) et une navigation plus rapide.
Engagement RSE : Une image de marque responsable et cohérente.
Conformité légale : Attention, dès 2025, le non-respect des obligations peut entraîner des sanctions allant jusqu’à 150 000 € par an.
Comment transformer cette contrainte en opportunité ?
Nous accompagnons déjà nos clients dans cette transition. Cette année, nous avons aidé un grand acteur du transport public à intégrer l’accessibilité dès la conception grâce à :
L’acculturation des équipes.
La sécurisation des contrats et appels d’offres.
Le pilotage opérationnel via des outils de diagnostic préventif.
Lire l’article complet de Léopold Lucas pour comprendre les enjeux et découvrir comment agir
Constat d’un monde toujours plus numérisé : naviguer et interagir en ligne s’apparente aujourd’hui à un jeu d’enfant pour la majorité d’entre nous !
Une bonne partie de nos activités du quotidien se font par l’intermédiaire d’une interface homme-machine : Travailler, se divertir, s’informer, interagir socialement ou même faire nos courses.
Pourtant, tout le monde n’accède pas à internet avec la même aisance : Difficultés de lecture, déficiences visuelles, handicaps moteurs, handicaps cognitifs, mauvais réseau et le plus présent : se sentir dépassée par l’immensité d’internet et la peur de faire une mauvaises manipulation.
Il existe une action prioritaire à effectuer pour réduire ces inégalités sociales : rendre accessible les interfaces et contenus en ligne.
Qu’est-ce que l’accessibilité numérique ? Pourquoi cette démarche est primordiale ? Qui est concerné ? Par où commencer et que faire ? Cet article a pour objectif de répondre à ces questions et de vous donner les arguments pour mettre ce sujet au premier plan, sa place légitime.
Qu’est ce que l’accessibilité numérique ?
L’accessibilité dans le numérique c’est donner la possibilité à tout un chacun, qu’importe sa situation, d’utiliser à 100% les fonctionnalités d’un service numérique.
Cela signifie que ce service doit être facilement accessible (pas caché et trop lourd), que son contenu est compréhensible par n’importe qui (pas de complexité inutile, pas d’indication par la couleur seulement) et qu’une personne en situation de handicap pourra l’utiliser à son plein potentiel.
L’accessibilité numérique ne concerne pas seulement les personnes handicapées mais plutôt toute personne qui se retrouve en situation de handicap. Cette subtilité peut paraître exagérée mais en réalité, elle est l’élément le plus important.
Pour rappel, constitue un handicap, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie par une personne, en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive, d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant.
Pourquoi parler d’accessibilité numérique ?
Dans un premier temps, depuis 2006, l’accessibilité numérique est considérée comme un droit fondamental dans la convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU.
De fait, c’est un sujet phare qui est depuis ce moment-là réglementé. En effet, en France, la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a, dès 2005, créé des obligations en matière d’accessibilité numérique pour les services numérique publics, et les a étendu à partir de 2019 aux entreprises dont le chiffre d’affaires excède 250 millions d’euros.
Lorsqu’on parle de service numérique, voici les services concernés :
les sites internet, intranet, extranet
les progiciels, dès lors qu’ils constituent des applications utilisées au travers d’un navigateur web ou d’une application mobile
les applications mobiles qui sont définies comme tout logiciel d’application conçu et développé en vue d’être utilisé sur des appareils mobiles, tels que des téléphones intelligents (smartphones) et des tablettes, hors système d’exploitation ou matériel
le mobilier urbain numérique, pour leur partie applicative ou interactive, hors système d’exploitation ou matériel.
Pour encadrer cette démarche d’accessibilité numérique, un référentiel national, s’appuyant sur les standards internationaux (WCAG) a été créé : le Référentiel Général d’Amélioration et d’Accessibilité (RGAA). Ce référentiel comporte 106 critères répartis en 13 thématiques (images, navigation, couleurs, etc.) qui permettent de rendre des services numériques utilisable, perceptible, compréhensible et robuste.
Malheureusement, même si une réglementation existe, la réalité en est tout autre.
Aujourd’hui, internet n’est pas accessible
D’après un audit effectué par Contentsquare, sur les 50 sites français les plus visités, voici leurs taux de conformité :
Résultat des courses, 1 site sur 2 ne respecte pas les obligations d’affichage de conformité. Parmi eux, seulement 1 affiche un taux de conformité à 100% alors que plus de la moitié affichent un taux inférieur à 50%, ce qui signifie qu’il sont totalement inaccessibles.
Pour apporter plus de clarté, selon le RGAA, un site ayant un taux de conformité entre 0 et 50% est inaccessible, entre 50 et 99% il est partiellement accessible et à 100% il est totalement accessible.
Derrière ces services numériques non conformes, il y a des entreprises qui se justifient bien souvent de cette façon :
“ Nos utilisateurs ne sont pas handicapés ”
“ L’accessibilité ne concerne qu’un petit groupe d’utilisateurs “
“ L’accessibilité n’aide que les personnes handicapées “
Pourtant, lorsqu’on se renseigne sur le nombre de personnes en situation de handicap, on comprend rapidement que ces arguments sont tout bonnement faux.
Une personne sur trois est en situation de handicap
Aujourd’hui, 80% des handicaps ne sont pas visibles. Et en France :
2 millions de personnes ayant un handicap lié à la vue
3,3 millions de personnes daltoniennes
5,4 millions ayant des handicaps liés à l’audition
2,3 millions ayant des handicaps moteurs
5 à 6 millions ayant des handicaps intellectuels / mentaux
6,6 millions étant dyslexiques
Dans cette représentation de la population, on peut observer que lorsque l’on prend en compte les handicaps invisibles à l’œil nu, près d’un tiers de la population est en situation de handicap. En sachant cela, il est impossible de continuer à ignorer les bienfaits de l’accessibilité numérique.
Pas encore convaincu ? Voici d’autres arguments qui ne pourront que vous embarquer dans cette démarche.
Pourquoi l’accessibilité numérique est l’affaire de tous ?
Les différents types de handicap
De façon temporaire ou situationnelle, un grand nombre de personnes pourraient bénéficier de l’accessibilité numérique.
Cette illustration de Microsoft Inclusive Design montre que derrière chaque handicap permanent, il existe des similitudes avec des situations que nous pouvons tous vivre. Par exemple, une personne chargée physiquement bénéficiera des fonctionnalités accessibles pour une personne ayant perdu un membre (validation sans contact). Une personne dans un environnement bruyant bénéficiera des fonctionnalités accessibles pour une personne en situation de surdité (sous-titres).
Mitiger la fracture numérique
Selon le CSA, un français sur 6 est en situation d’illectronisme, ce qui signifie qu’elle est en difficulté, voir incapable d’utiliser un service numérique en raison d’un manque ou d’une absence totale de connaissances à propos de leur fonctionnement et parfois même de la peur de mal faire. L’accessibilité numérique ayant pour but d’améliorer la compréhension, la perceptibilité et l’utilisabilité d’un service numérique, il est aujourd’hui indéniable qu’il est nécessaire d’en faire un sujet d’importance pour réduire la fracture du numérique.
Améliorer son image
En étant publiquement plus inclusif, on promeut l’engagement citoyen de l’entreprise. Cela permet d’attirer non seulement les clients, les investisseurs, etc; mais aussi de nouveaux talents en quête de sens.
Renforcer son référencement en ligne
Google (pour ne citer que ce moteur de recherche) peut pénaliser les sites inaccessibles, ce qui impacte négativement votre référencement. Si le robot d’indexation Google était humain, il cumulerait les handicaps :
Il serait en partie aveugle (il a besoin d’aide pour comprendre les images)
Il serait sourd
Et n’aurait pas la possibilité de percevoir les couleurs (comme un daltonien)
C’est donc en prenant en compte les bonnes pratiques d’accessibilité web que l’on améliore la compréhension du robot d’indexation et donc son classement sur les moteurs de recherche.
Être au service de l’écoconception
Penser accessible et inclusif dès la conception, c’est se concentrer sur les fonctionnalités les plus essentielles :
Se focaliser sur la clarté du contenu permet de rendre les services plus légers et donc moins consommateurs d’énergie;
Se focaliser sur l’utilisabilité permet :
D’être compatible avec différentes spécificités des terminaux utilisateurs (OS, navigateur, résolution d’écran, langues, etc.)
Et donc d’éviter le coût économique et environnemental du renouvellement des terminaux utilisateurs non adaptés au service.
Pour en savoir plus sur l’éco-conception, nous avons rédigé un article qui pourrait vous intéresser ici.
Brisons quelques mythes
“Rendre un site web accessible est coûteux et prend du temps“ & “On peut rapidement ajouter l’accessibilité avant la Mise en Production“
Prendre en compte l’accessibilité numérique d’un service coûte de l’argent et prend du temps. C’est encore plus vrai lorsque c’est la première fois. En revanche, plus on prend tardivement en compte le référentiel d’accessibilité, plus son coût de mise en place sera élevé car nous serons obligés de refaire certains éléments non-accessibles.
C’est pour cette raison que l’accessibilité est un sujet à prendre en compte dès le début de la conception d’un service numérique.
“L’accessibilité numérique c’est de la responsabilité des développeurs”.
Non, toutes les parties prenantes d’un produit sont garantes de l’accessibilité.
Le client doit consacrer du temps et du budget à l’intégration de l’accessibilité dès le début du projet pour des soucis de conformité et d’utilisabilité.
Les équipes marketing et de vente doivent comprendre que le fait de rendre les sites web et les applications plus accessibles peut directement influencer l’utilisation ou non des services.
Les équipes de design, doivent garder en tête qu’elles influencent de façon directe les bases du code qui sera écrit et ont une grande influence sur l’accessibilité d’un service numérique. Dans certaines organisations, un développeur ne remettra pas (ou ne pourra pas remettre) en question ce qui lui est envoyé par ce groupe. Les concepteurs et les spécialistes UI/UX doivent donc s’assurer que leurs maquettes sont accessibles avant qu’un développeur n’écrive ne serait-ce qu’une ligne de code.
Les utilisateurs finaux, doivent être au centre des choix effectués, qu’importe leurs situations, leurs navigateurs, leurs appareils et leurs technologies d’assistance. Il est impossible de rendre votre service accessible à 100 % à toute cette variété sans leurs retours. Les utilisateurs doivent donc pouvoir signaler les problèmes qu’ils rencontrent sur le service et l’on se doit d’apporter les modifications nécessaires.
Et bien sûr tout ça est rendu possible grâce aux développeurs qui rendent utilisable le service !
Convaincu ? Voici comment se mettre en marche :
Commençons par les bonnes pratiques d’accessibilité numérique les plus importantes, catégorisées par les 4 piliers de l’accessibilité :
Perceptible :
Une mise en page simplifiée (démarche Mobile First)
Des légendes sous les médias
Des sous-titres dans les vidéos ou extraits audio
Utilisable :
Faciliter la navigation
Rendre accessible au clavier
Des délais suffisants pour agir
Compréhensible :
Des contrastes élevé et adapté aux handicaps visuels
Des polices lisibles par tous
Un fonctionnement prévisible pour un utilisateur lambda
Robuste :
Compatible avec tous types de terminaux
Compatible avec les périphériques d’assistance
Compatible avec le plus de système d’exploitation / navigateur possible
Comme dit précédemment, l’accessibilité est à prendre en compte avant même le début des développements du service. C’est au moment de l’expression de besoin et des choix de conception que nous avons le plus de chance de prendre en compte l’accessibilité numérique. En effet, faire machine arrière ensuite sera plus compliqué car cela reviendrait à refaire !
Donc, avant même de penser à l’expérience utilisateur et les interfaces, il est important :
D’ajouter l’accessibilité comme un critère déterminant dans le cahier des charges du projet
D’identifier les prestataires les plus apte à vous accompagner sur le sujet (certification, formations suivies, projets précédents)
De se fixer un objectif de conformité
Ensuite, pendant l’étape de conception il sera nécessaire :
De présenter l’enjeu de la démarche d’accessibilité numérique et partager les outils et référentiels utiles.
D’identifier des personae spécifiques d’un point de vue accessibilité afin qu’ils soient représentés comme des utilisateurs à part entière du service.
De proposer une expérience et une interface utilisateur suivant les critères d’accessibilité à l’aide d’une checklist du designer accessible qui permet de :
Rendre les contenus accessibles et inclusifs
Utiliser une palette de couleurs accessible
Faire des formulaires bien conçus
Rendre la navigation simple
Ensuite, pendant la phase de développement, l’objectif sera de rendre “utilisable” le design proposé.
Pour préparer au mieux cette étape, il conviendra dans un premier temps :
De présenter l’attendu en termes d’accessibilité numérique sur le projet aux équipes de développement (référentiel, outils, taux de conformité souhaité, …)
D’ajouter dans le « à faire » le respect des bonnes pratiques d’accessibilité
Dans une gestion de projet agile, prendre en compte la conformité au RGAA dans la Definition of Ready et la Definition of Done (ou équivalents).
Pendant le développement, il ne faudra pas oublier :
D’utiliser les outils à ma disposition pour rendre le service le plus accessible possible
De remonter à l’équipe lorsque des éléments à développer n’ont pas été pensés de façon à ce qu’ils soient accessibles.
De tester l’accessibilité des parcours de bout en bout avec des outils comme Lighthouse ou AXE DevTools pour le web.
Et avant la mise en production, un audit est à prévoir pour obtenir le score de conformité au RGAA et une déclaration d’accessibilité, si vous êtes concernés par les exigences. Enfin, pendant la période d’exploitation du service, l’accessibilité numérique sera à maintenir et à suivre tout le long de sa vie.
Deux points d’attentions sont à garder en tête :
L’accessibilité doit être améliorée à la suite des retours d’expérience d’utilisation du produit et des tests utilisateurs.
Il est également important de prendre en compte l’accessibilité dans les évolutions du produit pour répondre aux exigences légales.
L’accessibilité numérique est l’affaire de tous car :
Si on ne la prend pas en compte, on ferme la porte aux personnes en situation de handicap et celles qui ne sont pas à l’aise avec le numérique
Tout service numérique plus accessible est finalement plus lisible pour tout le monde
Si l’on n’embarque pas toute les parties prenantes de nos projets/produits numériques dès la phase de conception, les coûts liés à la mise en conformité peuvent exploser
Le sujet ne concerne pas strictement l’accès au numérique mais l’accès à la société.
L’accessibilité est un état d’esprit, une culture à développer et à suivre, pas quelque chose de ponctuel car sinon cela ne fonctionne pas. La démarche ne doit pas être un one shot sur quelques produits mais plutôt une démarche de bout en bout.
Chez Rhapsodies Conseil, nous proposons de vous accompagner dans la mise en place d’une démarche de Conception Responsable by design dans votre organisation.
Pour faire de cette démarche une réalité, nous pouvons intervenir à plusieurs niveaux :
La sensibilisation avec l’animation de Fresque de l’Accessibilité Web ou Fresque du Numérique
La formation avec nos modules entre 1 journée et 3 jours en fonction des profils de vos équipes et de leur maturité sur le sujet (Chef de projet (MOA, MOE), Designer, Développeur, Architecte, etc.)
La stratégie, construction et le déploiement d’un cadre de Conception Responsable adapté à vos processus et gouvernances existantes comme nous l’avons déjà fait dans plusieurs organisations publiques et privées.
Si cela vous intéresse, vous pouvez nous contacter !
Au sein de DSI, les équipes de la Digital Factory de notre client (secteur des transports) accompagnent les grands domaines métiers du Groupe en leur fournissant des systèmes d’information performants (développement spécifique ou intégration de SaaS / Progiciels). Dans le cadre du programme Numérique Responsable Groupe, elle souhaiterait monter en compétence sur une conception plus vertueuse des services numériques.
Mission
La mission consiste à :
Sensibiliser et former aux bonnes pratiques : Onboardings, Webinaires, Fresques du Numérique, Fresque de l’Accessibilité
Accompagner à l’évolution des modèles de delivery de la Digital Factory
Accompagner les équipes projets et leads de practice transverses (Tech, Design, Produit, etc.) dans le suivi des indicateurs Numérique Responsable et l’amélioration continue des outils (Design System, Framework Dev, Component Factory, etc.)
Mise en place de solution de pilotage de la mesure et de bonnes pratiques sur la conception responsable
Accompagner les équipes techniques : DevOps, Architecte Technique / Solution dans la prise en compte des bonnes pratiques d’éco-conception
Résultats
Boîte à outils pour une conception plus responsable (référentiels, ressources, outils, etc.)
Diagnostic environnemental & social des services numériques produits par la Digital Factory
Accompagnement d’une trentaine de projets sur l’année 2024 avec un score d’éco-conception (Éco-index) d’en moyenne B et un score d’accessibilité de 90 sur Lighthouse.
Autres Success Stories qui pourraient vous intéresser
Notre client, issu du secteur touristique, souhaite proposer à ces visiteurs une expérience de construction de séjour bas carbone. Ce client a très à coeur d’innover sur ces sujets et ces indicateurs qui sont aussi de plus en plus regardés par les clients finaux. Par ailleurs, renforcer le positionnement d’un tourisme durable ouvre des potentiels de recrutement de nouvelles clientèle engagées. Afin que l’offre soit la plus riche possible, les acteurs du tourisme de la ville ont besoin d’outils pour évaluer leur bilan carbone et leur maturité dans les pratiques durables. C’était le principal enjeu de notre mission.
Mission
La mission consiste à :
Embarquer les parties prenantes du tourisme de la ville dans les enjeux de durabilité afin de les convaincre d’adhérer au projet porté par l’Office de Tourisme : mettre en avant les acteurs engagés dans un séjour bas carbone
Construire les calculettes et leurs méthodologies de mesure d’empreinte carbone des acteurs du tourisme (restauration, hébergements, activités de loisirs comme le sport, la culture, les événements)
Pré-tester les méthodologies et les calculettes afin de recueillir les problématiques et les freins au remplissage
Valider les prototypes pour aboutir à des outils finaux pour implémentation chez les acteurs du tourisme
Rédiger un cahier des charges amenant au développement d’une solution numérique qui valorise les acteurs du tourisme à faible empreinte carbone, permettant aux utilisateurs finaux d’organiser leur séjour à faible impact selon leurs choix
Sensibiliser les acteurs du tourisme dans la mise en place de futures feuilles de route
Résultats
Un outil auto-diagnostic permettant de calculer les bilans carbone “simplifiés” des acteurs de la restauration, de l’hébergement et des activités de loisirs (sport, culture, événements), accompagnés de leurs guides méthodologiques.
Un outil auto-diagnostic permettant d’estimer les niveaux d’engagement des établissements dans leur pratiques durables (restaurants, hébergements et activités de loisirs), accompagnés de leurs guides méthodologiques.
Des parties prenantes responsabilisées sur la mise en œuvre de ces outils et dans leur utilisation (Office de tourisme, acteurs du tourisme, CCI, agents municipaux..)
Notre client du secteur bancaire souhaite construire le socle d’un chantier de transformation Numérique Responsable au sein de sa DSI. Ce chantier s’inscrit également dans la labellisation NR de la filière SI Groupe qui rend le contexte d’autant plus favorable.Les enjeux de la mission se trouve dans l’alignement stratégique entre filière SI Groupe et filière SI BDT, la mobilisation des parties prenantes pour faciliter l’adoption des pratiques NR, des résultats tangibles pour montrer rapidement des impacts concrets, l’optimisation des ressources pour promouvoir l’écoconception comme un levier frugal tant sur le volet économique qu’écologique, et enfin, la structuration organisationnelle pour s’intégrer dans les processus et gouvernances existants afin de pérenniser l’initiative.
Missions
La mission se divise en 4 axes :
Axe 1 : Stratégie NR Construire les ambitions et les objectifs NR de la filière SI BDT et embarquer les parties prenantes clés dans la définition de ces ambitions
Axe 2 : Construction et déploiement du cadre d’éco-conception Élaborer un cadre d’éco-conception pragmatique adapté aux méthodologies actuelles et le tester puis l’affiner sur deux projets pilotes
Axe 3 : Sensibilisation & Formation Former les acteurs opérationnelles des projets pilotes aux bonnes pratiques d’éco-conception dans les projets IT
Axe 4 : Organisation & Gouvernance Intégrer l’éco-conception by-design dans les gouvernances existantes, proposer des principes organisationnels et mettre en place une gouvernance pour le suivi et la pérennisation des actions NR tout en suivant le chantier de labellisation NR de la filière SI Groupe.
Résultats et bénéfices
Mission en cours, livrables identifiés :
Axe 1 : Audit de l’existant, Ambitions & objectifs NR, supports de présentations et constitution d’une Core Team
Axe 2 : Cadre d’éco-conception, Expression de besoin pour de l’outillage transverse NR et synthèses d’ateliers de travail
Axe 3 : Séminaires NR, Sessions de formations (+ supports), Plan & Besoin de formation NR sur 2026
Axe 4 : Animations de COMOP, éléments NR intégrés au processus de gouvernance SI BDT, livrables de labellisation NR
On profite du nouveau plan d’intéressement de RC et des choix de supports financiers dans lesquels vous allez pouvoir investir votre épargne salariale, pour vous parler de l’épargne responsable.
Le saviez-vous ?
La première empreinte carbone individuelle, sans qu’on le sache, c’est notre compte en banque. Notre argent n’est pas du tout neutre vis-à-vis du climat.
Quand l’empreinte carbone annuelle moyenne d’un Français en 2020 est de 11,2 tonnes équivalent CO2 (eqCO2) par an, celle de son épargne grimperait à 16 tonnes eqCO2 par an pour 25.000 euros placés à la Société Générale,15 tonnes eqCO2 chez BNP Paribas, 11 tonnes au Crédit Agricole… contre 8,8 tonnes à La Banque Postale, calcule Oxfam.
Choisir une banque plus responsable peut donc être une action, placer son épargne salariale de façon plus responsable en constitue une autre.
Alors c’est quoi l’épargne responsable et pourquoi ?
L’épargne responsable a pour objectif d’allier à la fois le rendement financier et l’impact positif sur la société et/ou l’environnement, en prenant en compte des critères « extra-financiers » pour sélectionner les entreprises dans lesquelles investir. On les appelle « critères ESG ».
Cette approche permet de mieux comprendre les stratégies des entreprises sur le long terme et de mesurer leur capacité à faire face aux grands enjeux de société présents et à venir. Autrement dit, les risques et opportunités sont identifiés de façon plus exhaustive. Cette même approche est appliquée aux obligations des États et des collectivités publiques.
La recherche de performance et l’épargne responsable sont parfaitement compatibles : les études académiques montrent que statistiquement l’épargne responsable est, au moins, aussi performante que celle sans critères ESG.
Concrètement comment faire ?
Vous entendez parler d’ISR, d’ESG, d’éthique, de bas carbone, de supports verts… Comment s’y retrouver ?
Investir dans des fonds responsables
Il existe un certain nombre de pratiques et de labels qui vous permettent de savoir si le produit d’épargne ou les supports que vous choisissez ont un objectif responsable ou intégrent des critères ESG :
En examinant la documentation pré-contractuelle (DIC document d’informations clés) fournie par votre conseiller, vous pouvez :
– Consulter la liste des supports disponibles qui soutiennent des causes environnementales et sociales, ou qui ont pour objectif l’investissement durable.
– Vérifier les stratégies d’investissement décrites dans ce document :
Bien qu’il existe plusieurs stratégies, 3 stratégies se distinguent des autres.
Les stratégies dites « Best » consistent à sélectionner les entreprises les mieux notées selon les critères ESG. On en trouve 3 variantes en fonction des secteurs d’activité concernés et de l’évolution de la prise en compte des critères ESG par les entreprises qui composent le fonds
Les stratégies d’exclusion désignentle fait d’exclure par principe certaines sociétés parce que leur chiffre d’affaires provient d’activités considérées comme néfastes pour la société ou contraire à l’éthique (par exemple le tabac, les jeux d’argent), ou parce qu’elles ne respectent pas certaines normes internationales (par exemple la Déclaration universelle des droits de l’homme)
Les approches thématiques consistent, elles, à identifier les entreprises de secteurs d’activité précis liés au développement durable ou à la transition énergétique. Par exemple la gestion de l’eau, l’alimentation durable, etc.
– Vous aider des informations réglementaires :
Règlement SFDR : Depuis 2021, la réglementation européenne permet d’identifier les fonds qui ont des critères ESG.
Les institutions financières (banques, assurances, sociétés de gestion) doivent désormais classer leurs fonds en fonction de différents critères. L’objectif est de fournir des informations claires et comparables sur la durabilité de leurs fonds, selon la classification suivante :
Règlement Taxonomie Verte Européenne : Cette réglementation classe les activités économiques considérées durables selon 6 grands objectifs et des principes. Un % d’alignement à la taxonomie verte indique à quel point le placement peut être considéré comme durable.
En consultant les labels accordés par des organismes indépendants, vous pouvez vérifier que le support répond à certains critères de financement d’activités responsables :
Les différents labels français
– Le label ISR : Créé par l’État français, le label Investissement Socialement Responsable identifie les fonds intégrant une dimension responsable dans la gestion de leurs investissements. Cette dimension responsable englobe la prise en compte de critères ESG dans le processus d’investissement.
– Le label Relance : Mis en place par l’État français suite à la crise liée à la pandémie de Covid-19, le label Relance répond aux besoins de financement des entreprises françaises en mobilisant l’épargne pour relancer l’économie, tout en respectant des critères ESG.
– Finansol : Attribué par l’association FAIR, le label Finansol vise à promouvoir les fonds adoptant une démarche solidaire et inclusive, notamment en soutenant l’insertion, le logement social et le commerce équitable.
– Greenfin : Créé par l’État français en faveur de la transition énergétique et écologique, le label Greenfin assure la qualité écologique des fonds d’investissement.
Investir directement dans des entreprises ou des projets
Si vous souhaitez épargner de façon responsable, vous n’êtes pas obligés d’investir au travers d’un fonds. Vous pouvez aussi sélectionner vous-même des actions d’entreprises en fonction des informations extra-financières disponibles. Certaines sociétés ont même l’obligation de publier ce type d’informations au travers de la déclaration de performance extra-financière (DPEF)
Quels sont les bons réflexes pour investir de façon responsable ?
Avant de se lancer dans l’investissement responsable, il est important de s’interroger de la même manière que pour un investissement classique (objectif, durée de placement, épargne de précaution, frais, etc.).
Et n’hésitez pas à questionner votre conseiller bancaire ou d’épargne pour en savoir plus sur l’épargne responsable.
Afin de vous aider votre dans votre prise de décision, vous pouvez consulter ces ressources complémentaires :
– Connaître l’empreinte écologique de votre épargne https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/finances/finance-durable/rift-outil-pour-connaitre-impact-ecologique-epargne