-34,5 % de clics organiques lorsqu’un AI Overview est présent. Voilà le constat implacable dressé par Ahrefs en 2025. Pour beaucoup de CDO et de CMO, ce chiffre symbolise une inquiétude grandissante : le SEO est-il condamné à l’ère de l’IA générative ?
La réponse mérite nuance. Oui, le trafic organique baisse, et ce mouvement ne date pas de ChatGPT. Mais non, cela ne signifie pas la fin du SEO. Car derrière la chute des volumes se cache un paradoxe : les visiteurs issus de l’IA se révèlent souvent plus qualifiés, plus engagés, et plus enclins à convertir. Moins de volume, plus de valeur.
Une baisse continue du trafic organique
Les premiers signaux remontent bien avant 2023. Rand Fishkin (SparkToro) rappelle que les taux de clics organiques reculent depuis plus de sept ans, alors même que le volume global de recherches ne cesse d’augmenter. Autrement dit, plus de recherches… mais pas forcément plus de trafic distribué aux sites.
Les formats zéro-clic (position 0, FAQ, “Autres questions posées”) avaient déjà enclenché la tendance. L’IA générative ne fait qu’amplifier ce phénomène en offrant des réponses directes et synthétiques.
L’impact des IA génératives
Avec l’arrivée des AI Overviews, le constat s’aggrave : une page en première position perd en moyenne 34,5 % de clicsquand un résumé IA s’affiche. Et contrairement à ce qu’espéraient certains, les LLM ne renvoient quasiment pas de trafic : moins de 0,2 % du contenu qu’ils consomment redirige vers la source (SparkToro, 2025).
Cela ne signifie pas pour autant que les moteurs traditionnels sont dépassés. Aux États-Unis, 95 % des recherches se font encore via un moteur classique et non par LLM. Mais les projections de Semrush sont claires : les recherches IA pourraient surpasser les recherches traditionnelles d’ici 2027. Le basculement pourrait être rapide.
Les usages évoluent, pas seulement les clics
Faut-il en conclure que la visibilité digitale s’effondre ? Pas tout à fait. Car si les clics directs depuis Google diminuent, le trafic direct vers les sites reste stable, voire progresse. Les utilisateurs finissent par aller consulter la marque qu’ils connaissent, ou celle qui a été recommandée par une IA dans un échange conversationnel.
Autrement dit, le rôle du SEO change : il ne s’agit plus seulement de « ranker » dans Google, mais de construire une autorité de marque suffisamment forte pour être reprise et citée naturellement, que ce soit par une IA, un média ou un prospect.
La qualification du trafic : un levier sous-estimé
Moins de trafic ne veut pas forcément dire moins de business. Au contraire, certaines marques constatent une qualité de visiteurs supérieure via l’IA. Les chiffres sont frappants : un utilisateur issu de ChatGPT convertirait 4,4 fois plus qu’un visiteur organique classique.
L’exemple du Monde est particulièrement révélateur. Selon Louis Dreyfus, président du directoire, une citation du journal dans ChatGPT convertit en abonnements payants 20 fois plus qu’un article relayé sur Facebook, et 50 fois plus qu’un article Discover (CBNews, 2024). La preuve que si le volume diminue, la valeur générée peut largement compenser.
Moins de clics, mais plus de valeur
Le trafic organique traditionnel recule, et les IA génératives accélèrent cette tendance. Mais réduire la visibilité digitale à une simple équation de volume serait une erreur stratégique. Le défi n’est plus d’attirer « plus de clics » : c’est de capter les bons clics, ceux qui proviennent de sources fiables et convertissent réellement.
Pour les CDO et CMO, l’enjeu est clair : renforcer la notoriété et la confiance, pour que la marque devienne la réponse évidente — qu’elle soit proposée par Google, par ChatGPT ou par un prospect déjà convaincu.
77 % des consommateurs européens déclarent accorder une importance cruciale à la sécurité de leurs données. Et pourtant, ces mêmes consommateurs se disent séduits par des expériences contextualisées, en temps réel, lorsqu’ils passent devant un magasin.
Les notifications géolocalisées se trouvent ainsi à la croisée des chemins : arme d’activation redoutable ou bombe à retardement pour la confiance client ?
En 2025, l’omnicanalité et la personnalisation ne sont plus des bonus mais des standards. Reste à savoir si le push géolocalisé est l’outil ultime pour combler le « dernier mètre » entre digital et point de vente… ou un gadget intrusif.
1. Le principe des notifications géolocalisées
Le fonctionnement est simple : un géofence définit un périmètre virtuel autour d’un lieu. Lorsqu’un utilisateur entre ou sort de cette zone, une notification est déclenchée via son smartphone.
Sous le capot, GPS, Wi-Fi et beacons Bluetooth orchestrent la détection. Mais ce qui compte vraiment, c’est l’intégration dans le parcours omnicanal : comment synchroniser une notification push avec un email, une recommandation en ligne ou une offre en magasin ?
Bien utilisées, les notifications ne sont pas un gadget technique : elles deviennent un levier d’expérience client augmentée. Mal orchestrées, elles virent au « coup de canon marketing » déconnecté.
2. Les bénéfices marketing et relation client
Activation immédiate
Un client qui hésite à entrer en magasin peut être incité par une offre flash « ici et maintenant ». Certaines enseignes vont plus loin : proposer un produit disponible dans le magasin voisin, ou réactiver un panier abandonné en ligne quand le client passe à proximité.
Fidélisation et engagement
La géolocalisation enrichit les programmes de fidélité : rappeler des avantages disponibles ou offrir un bonus exclusif à un client premium proche du magasin. Orange, par exemple, utilise des alertes contextuelles pour anticiper les besoins en boutique.
Différenciation concurrentielle
En 2025, se différencier ne passe plus seulement par l’offre produit. L’expérience contextuelle devient clé : une marque capable de personnaliser au bon moment et au bon endroit gagne un avantage durable.
3. Contraintes et risques à ne pas négliger
Contraintes techniques
La promesse du « temps réel » reste relative : la détection peut être imprécise ou différée. Les messages doivent être calibrés en conséquence.
Contraintes réglementaires et éthiques
Le RGPD impose un consentement explicite, et l’AI Act 2025 renforce la responsabilité algorithmique. Carrefour illustre la bonne pratique avec une gestion transparente des préférences dans son app. Sans cette clarté, le risque est clair : désinstallation de l’app et perte de confiance.
Risques marketing
Saturation et manque de pertinence restent les dangers majeurs. Une notification intrusive peut provoquer le « creep factor » : cette impression que la marque en sait trop.
4. Études de cas
Burger King – Whopper Detour (2018) : une campagne culte, où un Whopper à 1 cent était proposé à proximité d’un McDonald’s. Résultat : 1,5 M de téléchargements et un buzz mondial. Mais en 2025, une telle opération devrait intégrer une gouvernance data robuste et la transparence exigée par les régulateurs.
Décathlon : grâce à l’intégration en temps réel de ses stocks et de son programme de fidélité, l’enseigne pousse des notifications ciblées et pertinentes → hausse des conversions et amélioration du NPS.
Orange France : via une Customer Data Platform, Orange centralise ses données pour des alertes mobiles cohérentes entre offres digitales et boutiques.
Ces exemples montrent que le succès repose sur un double socle : pertinence marketing et confiance client.
5. Bonnes pratiques pour réussir
Cinq commandements pour éviter l’effet gadget :
Fixer des objectifs business clairs : trafic, engagement, image – reliés à des KPI précis (visites, conversions, NPS).
Privilégier la pertinence : mieux vaut un push utile qu’une avalanche de notifications.
Intégrer dans un parcours omnicanal : la notification doit dialoguer avec CRM, emails, in-app messages.
Appliquer la privacy by design : consentement clair, opt-out en un clic, stockage souverain (SecNumCloud, EUCS).
Mesurer en continu : A/B testing, attribution multi-touch, analyse du cycle de vie client.
Du gadget à l’infrastructure stratégique
Les notifications géolocalisées ne sont pas un gadget. Bien orchestrées, elles incarnent le lien ultime entre digital et physique : déclencher une action pertinente au moment opportun. Mal utilisées, elles deviennent un repoussoir intrusif.
En 2025, la vraie question n’est plus « faut-il les utiliser ? », mais comment : avec pertinence, transparence et pilotage rigoureux de la valeur.
Et vous, comment arbitrez-vous entre activation contextuelle et respect de la privacy dans vos projets digitaux ?
Quels défis attendent les Chief Digital Officers en 2025-2026 ?
Les nouveaux défis du Chief Digital Officer
Notre équipe de consultants accompagne les organisations pour transformer ces défis en leviers de performance, de l’acquisition client à l’après-vente, en passant par le commerce omnicanal et les modèles opérationnels du CDO.
Quels défis attendent les Chief Digital Officers en 2025-2026 ?
Chez Rhapsodies Conseil, nous observons quatre enjeux majeurs :
1. Hyperpersonnalisation: offrir une expérience client unique, amplifiée par l’IA.
2. Omnicanalité : fluidifier les parcours et unifier les données pour une expérience sans couture.
3. Pilotage de la valeur : dépasser les simples indicateurs de clics et mettre la satisfaction client au cœur du ROI.
4. Paiement & Conformité: fluidifier les parcours de paiement tout en anticipant PSD3, l’Instant Payments Regulation et la lutte contre la fraude.
Notre practice Digital Customer Experience accompagne les organisations pour transformer ces défis en leviers de performance, de l’acquisition client à l’après-vente, en passant par le commerce omnicanal et les modèles opérationnels du CDO, parce que le digital n’est plus seulement un support, mais un véritable moteur de création de valeur.
Dans un environnement où les besoins et les comportements des consommateurs évoluent à toute vitesse, une approche unique ne suffit plus.
Sur cette mission, notre expert explore en profondeur les multiples facettes de la segmentation client : démographique, géographique, psychographique, comportementale, par valeur… mais aussi ses bénéfices concrets, ses défis, et les tendances à suivre comme l’IA ou la segmentation éthique.
Une lecture incontournable pour quiconque souhaite replacer le client au cœur de sa stratégie.
Pilotage d’un projet de refonte de parcours client
Pilotage d'un projet de refonte de parcours client
Dans le cadre d’un programme stratégique distributeur de transformation digitale mené par notre client, un projet de digitalisation et d’optimisation des opérations bancaires retraits/versements d’espèces en bureaux de poste est lancé.
Dans le cadre d’un programme stratégique distributeur de transformation digitale mené par notre client, un projet de digitalisation et d’optimisation des opérations bancaires retraits/versements d’espèces en bureaux de poste est lancé.
Moderniser et simplifier les parcours des opérations de retrait/versement d’espèces en bureau
Optimiser le temps de traitement des opérations de retrait/versement d’espèces et gain financier
Améliorer la satisfaction client/collaborateur
Maîtriser la Sécurité du SI et les coûts grâce la modernisation du SI (matériel et logiciel).
Missions
Le pilotage transverse est confié au département MOA distribution de la Direction Performance et Change de La Banque Postale :
Définir des parcours cibles avec les métiers et contribuer à la rédaction de l’expression des besoins métiers
Concevoir les nouveaux écrans avec les équipes Expérience Utilisateurs UX
Rédiger le dossier des besoins fonctionnels
Piloter l’avancement du projet et coordonner les MOAs & MOEs des applications Banque & Réseau impactées
Gérer les risques projet et suivre les actions de remédiation
Définir la stratégie de recette fonctionnelle
Contribuer à la stratégie de déploiement
Sécuriser et assister le déploiement des 6000 bureaux de poste
Résultats
Traitement des opérations simplifiées & files d’attentes réduites en agence (Réduction du temps de parcours complet par opération de 22% en moyenne)
Une image de marque moderne, positive et connectée aux besoins clients
Amélioration de l’expérience utilisateurs et de la satisfaction client
Réduction des coûts matériels et logiciel (maintenance /évolution) (Suppression de 23 Millions de formulaires papier)
Parlez-nous de votre projet !
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Checklist SEO IA 2025 : la méthode pour rester visible malgré l’IA
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L’IA ne change pas les règles du SEO. Elle en renforce l’exigence. Les marques solides — techniquement, sémantiquement, réputationnellement continueront d’être visibles et citées. Les autres disparaîtront dans l’ombre du zéro-clic.
Les IA ne font pas confiance aux opportunistes. Elles citent les marques établies, fiables, reconnues. Dans un monde où le zéro-clic s’impose et où les moteurs conversationnels deviennent des filtres incontournables, la question n’est plus « comment ranker ? » mais « comment devenir une source de référence ? »
La réponse tient en quatre piliers, inchangés depuis l’invention du SEO, mais désormais non négociables : sémantique, technique, off-site, analytics. Voici la checklist concrète pour piloter son SEO en 2025 et rester visible malgré l’IA.
SEO sémantique : parler la langue des humains et des IA
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Comment faire ?
Couvrir toutes les intentions de recherche (informationnelle, transactionnelle, navigationnelle, conversationnelle).
Rédiger avec clarté : phrases courtes, définitions précises, glossaires, Q&A.
Produire des contenus monosujets, avec une réponse claire dès l’introduction.
Diversifier les formats : guides pratiques, FAQ, comparatifs, études de cas.
Structurer le contenu avec des Hn hiérarchisés, listes à puces, tableaux.
Mettre à jour régulièrement les contenus et l’indiquer dans les données structurées.
Humaniser : auteur identifié, ton expert, style cohérent.
Exploiter le contenu UGC (avis, témoignages) souvent repris comme preuve « authentique ».
SEO technique : performance & lisibilité
Un contenu brillant reste invisible si ni Googlebot ni les IA ne peuvent le lire correctement. La performance technique devient un prérequis.
Comment faire ?
Privilégier un HTML propre pour les contenus essentiels et limiter le JavaScript bloquant.
Respecter l’accessibilité (balises alt, aria, structure logique) et les nouvelles normes RGAA (2025).
Optimiser les Core Web Vitals : vitesse, stabilité visuelle, interactivité.
Mettre en place des données structurées exhaustives (Article, FAQPage, Product, Author, Organization, etc.).
Garantir une architecture claire : profondeur, clics, maillage interne logique.
Vérifier l’ouverture aux bots IA (ChatGPT, Bing, Brave, Perplexity).
Optimiser les médias : compression, balises , citations… très prisées par les IA.
SEO off-site : réputation et mentions
Les IA et Google citent en priorité des sources reconnues. La réputation devient la véritable monnaie du SEO.
Comment faire ?
Obtenir des backlinks qualitatifs via des partenariats et articles invités.
Travailler les relations presse et l’earned media (podcasts, tribunes, interviews).
Publier des études, baromètres, enquêtes sectorielles pour devenir « la source citée ».
Structurer sa présence dans des bases fiables : Wikidata, Wikipedia, Crunchbase, forums spécialisés.
Collecter des avis et notations vérifiés (Google Business Profile, Trustpilot, Avis Vérifiés).
Maintenir une présence multicanal : LinkedIn, YouTube, TikTok également aspirés par les IA.
En clair, on revient aux fondamentaux du marketing : réputation, preuves de confiance, voix reconnues. Exactement comme au 20ᵉ siècle, mais avec une vitesse et une transparence accrues.
Analytics & pilotage : mesurer ce qui compte
Sans mesure, pas de stratégie. Or, les indicateurs évoluent : moins de trafic brut, plus de signaux indirects et de conversions assistées.
Identifier les pages reprises dans les AI Overviews via la Search Console.
Mesurer le trafic direct et les recherches de marque comme indicateur de notoriété.
Suivre la conversion indirecte : abonnements, devis, achats initiés après exposition via une IA.
Mettre en place des UTM et tracking spécifiques pour tester la reprise par les IA.
Expérimenter différents formats (guides, FAQ, comparatifs) et mesurer ceux qui génèrent le plus de visibilité et de conversions.
Conclusion : rigueur et confiance, clés de la visibilité
L’IA ne change pas les règles du SEO. Elle en renforce l’exigence. Les marques solides techniquement, sémantiquement, réputationnellement, continueront d’être visibles et citées. Les autres disparaîtront dans l’ombre du zéro-clic.
Pour les décideurs, l’enjeu n’est pas de « survivre à l’IA », mais de transformer cette nouvelle donne en opportunité : travailler ses fondamentaux avec rigueur, renforcer sa marque, multiplier ses points de contact, et devenir la source que les IA reprennent… naturellement.