15 octobre 2025
Ikbel Snoussi
Senior Manager Retail Payments
Expérience client In-Store, Parcours d’achat / paiement
Découvrez comment nous avons accompagné un client dans le secteur du luxe sur la digitalisation de son parcours d’achat et de paiement.
15 octobre 2025
Ikbel Snoussi
Senior Manager Retail Payments
Zéro Party Data : Le pouvoir des données déclaratives
La fin des cookies, la montée des restrictions Apple et Mozilla, et le poids du RGPD imposent une évidence : les marques doivent réinventer leur collecte et leur usage de la donnée.
1 octobre 2025
– 5 minutes de lecture
Oriane KOUAHO
Consultante Transformation Digitale
Depuis 2019, le mot « cookieless » hante le marketing digital. Google a repoussé plusieurs fois la fin des cookies tiers dans Chrome, mais la trajectoire est claire : ces technologies disparaissent.
En parallèle, Apple et Mozilla ont pris de l’avance. Safari et Firefox bloquent par défaut les cookies tiers, rendant 75 % de leurs utilisateurs invisibles aux technologies de tracking (StatCounter, 2024). Apple a même verrouillé davantage son écosystème avec l’App Tracking Transparency et la Mail Privacy Protection.
Pour les CMO, CRM Product Owners et CDO, la conclusion est évidente : la donnée de demain ne viendra plus du suivi passif, mais d’un dialogue actif avec le client. C’est là qu’entre en jeu la Zero-Party Data (ZPD).
La Zero-Party Data, ou donnée déclarative, ce sont les informations qu’un client choisit de partager volontairement avec une marque :
Contrairement aux cookies ou aux données inférées, la ZPD est :
Selon Forrester, les marques qui exploitent la ZPD constatent une hausse de 40 % de la perception de personnalisation par leurs clients (Forrester, 2023).
Résultat : les technologies classiques de suivi s’effondrent. Les marques doivent bâtir une relation basée sur la confiance et la donnée déclarative.
Depuis 2018, le RGPD impose consentement explicite, traçabilité et sécurité. En 2024, les amendes cumulées en Europe dépassaient 4 milliards d’euros (DLA Piper, 2025).
Mais la conformité peut être un atout :
La ZPD n’est donc pas seulement un outil marketing. Elle devient un levier de confiance et de fidélisation.
Pour les CMO et CRM Product Owners, la ZPD répond directement aux enjeux clés :
Une étude d’Accenture montre que 91 % des consommateurs sont plus enclins à acheter auprès de marques qui leur proposent des recommandations pertinentes (Accenture, 2023).
Avec son outil “Routine Finder” de La Roche-Posay, L’Oréal demande aux consommateurs quelques informations sur leur peau, leur budget et leurs attentes.
Résultats :
Pour toucher un nouveau marché, Nivea a lancé un chatbot sur WhatsApp. Les consommateurs y répondaient à des questions simples sur leurs besoins en soins.
Résultats :
Ces exemples montrent que la ZPD crée de la valeur quand elle est intégrée intelligemment dans l’expérience client.
La fin des cookies, la montée des restrictions Apple et Mozilla, et le poids du RGPD imposent une évidence : les marques doivent réinventer leur collecte et leur usage de la donnée.
Dans ce contexte, investir dans la ZPD n’est pas une option, mais un levier stratégique pour :
Et vous, vos clients vous confient-ils déjà leurs préférences… ou restent-ils invisibles derrière les murs des plateformes ?
L’hyperpersonnalisation : une priorité pour les CMO et CDO
L’hyperpersonnalisation n’est plus un luxe, mais un impératif compétitif. Pourtant, elle doit être déployée avec discernement.
30 septembre 2025
Oriane KOUAHO
Consultante Transformation Digitale
63 % des consommateurs européens attendent une continuité parfaite entre canaux physiques et digitaux (Nielsen, 2025). Dans le même temps, 41 % trouvent inquiétant que les marques disposent d’informations trop précises sur eux (Accenture, 2024).
C’est tout le dilemme de l’hyperpersonnalisation : le client veut être reconnu… mais pas surveillé.
En 2025, le parcours client est éclaté : découverte sur Instagram, essai en boutique, avis consultés sur une marketplace, achat finalisé sur une app. Cette fragmentation impose aux CMO et CDO de concevoir une expérience fluide et cohérente sur tous les points de contact.
Derrière la croissance du marché publicitaire digital (+11 % en France au S1 2025, FashionNetwork), une vérité s’impose : l’efficacité d’un euro dépensé dépend de la capacité à personnaliser l’expérience à chaque interaction.
Quelques chiffres parlent d’eux-mêmes :
Mais cette attente reste ambivalente. Les clients veulent des interactions sur mesure… tout en redoutant la surveillance excessive. Pour les marques, le défi est donc de trouver le juste équilibre entre pertinence et confiance.
Le retail media pèse déjà 647 millions d’euros en France en 2025, soit 11 % du marché digital (Viuz). Ajoutés au search, ces canaux atteignent 6,8 milliards d’euros, en hausse de +8,5 %.
Opportunité énorme, mais aussi complexité accrue :
Résultat : 74 % des consommateurs se disent frustrés lorsque les offres reçues ignorent leurs interactions précédentes (Nielsen, 2025). À l’inverse, les marques qui orchestrent une expérience fluide constatent une hausse moyenne de +20 % de la CLV.
L’hyperpersonnalisation va au-delà de la segmentation classique. Elle repose sur la capacité à :
Les bénéfices sont réels :
Mais tout ne mérite pas d’être hyperpersonnalisé.
Au-delà d’un certain seuil, l’effet peut même être contre-productif, générant un sentiment de surveillance.
Déployer une stratégie d’hyperpersonnalisation omnicanale implique :
Les contraintes réglementaires renforcent la vigilance :
Les risques sont doubles : sanctions financières et atteintes réputationnelles. Mais la privacy by design peut devenir un levier de confiance et donc de fidélisation.
La plateforme française Reelevant illustre le potentiel de l’hyperpersonnalisation ciblée :
Preuve que l’hyperpersonnalisation fonctionne lorsqu’elle est appliquée aux bons cas d’usage.
Trois tendances vont amplifier le mouvement :
L’hyperpersonnalisation n’est plus un luxe, mais un impératif compétitif. Pourtant, elle doit être déployée avec discernement :
La maturité ne se mesurera pas au degré technique atteint, mais à la capacité des organisations à en extraire une valeur durable et responsable.
Et vous, jusqu’où êtes-vous prêts à aller pour personnaliser l’expérience client… sans franchir la ligne rouge de la confiance ?
RCU : la quête d’une vérité unique sur le client
Le SSOT (RCU) : clé d’une vérité unique client. Gouvernance, ROI, IA générative, omnicanalité… Comment transformer vos données en levier stratégique 2025 ?
21 septembre 2025
Louis Larrieu
Consultant Transformation Digitale
82 % des consommateurs jugent incohérentes leurs interactions avec une marque quand les données ne sont pas unifiées.
Votre client a-t-il trois identités différentes dans votre organisation ? Pour le marketing c’est un email, pour le digital un cookie, pour le commercial un contact Salesforce… Résultat : expériences bancales, décisions contradictoires en interne, perte de valeur.
Le SSOT (Single Source of Truth) promet de réconcilier ces visions fragmentées : une seule fiche client partagée, alimentant tous les métiers. Ce n’est pas seulement un projet IT : c’est un enjeu de gouvernance, de culture et de compétitivité.
Retenons trois éléments clés, sans jargon :
Le SSOT, c’est comme un Google Docs partagé du client : chacun travaille sur la même version en temps réel, sans risque de divergence.
Preuve que le SSOT n’est pas un concept théorique, mais déjà un levier concret de ROI, de satisfaction client et de conformité.
Le SSOT n’est pas un projet technique annexe. C’est une infrastructure stratégique qui conditionne :
Les organisations capables d’instaurer une vérité unique sur le client en 2025 prendront une longueur d’avance.
Et vous, comment vos données marketing, digitales et CRM vont-elles enfin parler d’une seule voix ?
SEO IA : buzz marketing ou vraie transformation ? Retour aux fondamentaux
Le SEO n’est pas mort. Il s’est simplement paré d’acronymes brillants – AIO, GEO, AEO, SXO – qui entretiennent l’illusion d’une révolution. Pourtant, derrière la façade marketing, une vérité demeure : le SEO pour l’IA reste… du SEO.
21 septembre 2025
Vincent Boniakos
Team Leader
Le SEO n’est pas mort. Il s’est simplement paré d’acronymes brillants – AIO, GEO, AEO, SXO – qui entretiennent l’illusion d’une révolution. Pourtant, derrière la façade marketing, une vérité demeure : le SEO pour l’IA reste… du SEO.
Alors oui, le terrain change. Les moteurs deviennent conversationnels, les grands modèles de langage s’emparent des contenus, et le clic se fait rare dès qu’une réponse instantanée suffit. Mais les règles n’ont pas bougé : comprendre l’intention, produire un contenu utile et lisible, bâtir une autorité solide. La question n’est donc pas « faut-il réinventer le SEO ? » mais plutôt : comment appliquer ses fondamentaux avec rigueur pour être compris et repris par les IA ?
Depuis deux ans, LinkedIn et les conférences marketing regorgent de nouveaux termes :
Pris isolément, ces concepts pointent chacun un enjeu réel. Ensemble, ils forment une soupe alphabétique qui sert surtout le personal branding de quelques gourous. Résultat : les décideurs non spécialistes SEO se sentent dépassés, alors qu’il s’agit simplement d’un changement de vocabulaire.
Dans les faits, ces “nouvelles disciplines” ne font que mettre en avant des pratiques déjà connues :
Autrement dit, rien de neuf sous le soleil. Le SEO n’a pas changé de règles ; il change de terrain d’application.
Ce que l’IA a changé, c’est la lumière crue qu’elle projette sur les faiblesses. Pendant des années, beaucoup ont pu compenser l’absence de stratégie SEO complète par une production intensive de contenus. Aujourd’hui, impossible de masquer les lacunes :
Les IA ne pardonnent pas : elles citent les marques visibles, fiables et reconnues, et ignorent les autres. L’effet projecteur est implacable.
Pour un CMO, un CDO ou un responsable acquisition, la question n’est pas « comment inventer une nouvelle discipline ? » mais « comment travailler enfin le SEO correctement ? »
Cela signifie :
Bref, revenir aux fondamentaux – mais avec une rigueur accrue, car les IA ne se contentent plus d’un bon mot-clé ou d’un backlink opportuniste. Elles privilégient les sources établies, fiables, consistantes.
Le “SEO IA” n’est pas une révolution. C’est une piqûre de rappel : dans un paysage saturé et conversationnel, seules les bases solides résistent. Ce qui change, c’est l’urgence de les appliquer correctement et de manière cohérente.
Et vous, dans vos projets 2025, préférez-vous courir derrière le dernier acronyme… ou consolider vos fondamentaux pour être repris, cité et choisi, que ce soit par Google, ChatGPT ou vos prospects ?
Trafic organique vs trafic IA : la chute des clics, l’essor de la valeur
Le trafic organique baisse, et ce mouvement ne date pas de ChatGPT. Mais non, cela ne signifie pas la fin du SEO.
9 septembre 2025
Vincent Boniakos
Team Leader
-34,5 % de clics organiques lorsqu’un AI Overview est présent. Voilà le constat implacable dressé par Ahrefs en 2025. Pour beaucoup de CDO et de CMO, ce chiffre symbolise une inquiétude grandissante : le SEO est-il condamné à l’ère de l’IA générative ?
La réponse mérite nuance. Oui, le trafic organique baisse, et ce mouvement ne date pas de ChatGPT. Mais non, cela ne signifie pas la fin du SEO. Car derrière la chute des volumes se cache un paradoxe : les visiteurs issus de l’IA se révèlent souvent plus qualifiés, plus engagés, et plus enclins à convertir. Moins de volume, plus de valeur.
Les premiers signaux remontent bien avant 2023. Rand Fishkin (SparkToro) rappelle que les taux de clics organiques reculent depuis plus de sept ans, alors même que le volume global de recherches ne cesse d’augmenter. Autrement dit, plus de recherches… mais pas forcément plus de trafic distribué aux sites.
Les formats zéro-clic (position 0, FAQ, “Autres questions posées”) avaient déjà enclenché la tendance. L’IA générative ne fait qu’amplifier ce phénomène en offrant des réponses directes et synthétiques.
Avec l’arrivée des AI Overviews, le constat s’aggrave : une page en première position perd en moyenne 34,5 % de clicsquand un résumé IA s’affiche. Et contrairement à ce qu’espéraient certains, les LLM ne renvoient quasiment pas de trafic : moins de 0,2 % du contenu qu’ils consomment redirige vers la source (SparkToro, 2025).
Cela ne signifie pas pour autant que les moteurs traditionnels sont dépassés. Aux États-Unis, 95 % des recherches se font encore via un moteur classique et non par LLM. Mais les projections de Semrush sont claires : les recherches IA pourraient surpasser les recherches traditionnelles d’ici 2027. Le basculement pourrait être rapide.
Faut-il en conclure que la visibilité digitale s’effondre ? Pas tout à fait. Car si les clics directs depuis Google diminuent, le trafic direct vers les sites reste stable, voire progresse. Les utilisateurs finissent par aller consulter la marque qu’ils connaissent, ou celle qui a été recommandée par une IA dans un échange conversationnel.
Autrement dit, le rôle du SEO change : il ne s’agit plus seulement de « ranker » dans Google, mais de construire une autorité de marque suffisamment forte pour être reprise et citée naturellement, que ce soit par une IA, un média ou un prospect.
Moins de trafic ne veut pas forcément dire moins de business. Au contraire, certaines marques constatent une qualité de visiteurs supérieure via l’IA. Les chiffres sont frappants : un utilisateur issu de ChatGPT convertirait 4,4 fois plus qu’un visiteur organique classique.
L’exemple du Monde est particulièrement révélateur. Selon Louis Dreyfus, président du directoire, une citation du journal dans ChatGPT convertit en abonnements payants 20 fois plus qu’un article relayé sur Facebook, et 50 fois plus qu’un article Discover (CBNews, 2024). La preuve que si le volume diminue, la valeur générée peut largement compenser.
Le trafic organique traditionnel recule, et les IA génératives accélèrent cette tendance. Mais réduire la visibilité digitale à une simple équation de volume serait une erreur stratégique. Le défi n’est plus d’attirer « plus de clics » : c’est de capter les bons clics, ceux qui proviennent de sources fiables et convertissent réellement.
Pour les CDO et CMO, l’enjeu est clair : renforcer la notoriété et la confiance, pour que la marque devienne la réponse évidente — qu’elle soit proposée par Google, par ChatGPT ou par un prospect déjà convaincu.